Projet de loi de Finances 2019: synergie entre les secteurs public et privé

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Célestin Tawamba
Célestin Tawamba, président du Gicam

(BFI) – En préparation à Yaoundé du 29 au 30 mai à Yaoundé, le projet de loi de Finances pour l’exercice 2019, mettra plus l’accent sur la synergie d’actions entre les secteurs public-privé et tous les autres acteurs de la chaine.

Pour le Cameroun, 2019 se présente comme une année charnière. En effet, elle marque la fin du document de stratégie pour la croissance et l’emploi (Dsce). Et celle de l’entame d’un nouveau cycle de planification stratégique. Mais aussi l’année de nombreux défis. Parmi lesquels, la CAN Total Cameroun 2019 et l’achèvement de nombreux projets structurants, barrages et routes. Ainsi, après le Dsce, le gouvernement devra mobiliser toutes les énergies pour booster son industrialisation afin d’assurer la croissance économique. D’où la nécessité de tenir compte des propositions du secteur privé dans la prise de décisions. Émise en mars dernier au lancement de la loi de Finances 2019, l’idée d’accorder l’importance au secteur privé, participe de la transformation des matières premières.

Synergies secteurs public-privé

L’audience accordée au président du Gicam le 28 mai 2018 par le ministre des Finances, donne du contenu à cette collaboration. Au cours des échanges, Célestin Tawamba a remis un document contenant des suggestions de réformes fiscales souhaitées en 2019 à Louis Paul Motaze à Douala. En clair, le patronat plaide pour la sortie du principe de fiscalisation sur le chiffre d’affaires et pour le retour au principe et à l’orthodoxie de fiscalisation des entreprises sur le bénéfice. Selon Célestin Tawamba, ce retour aux fondamentaux entrainera comme impact, une baisse des recettes fiscales. Il l’estime à environ 45 milliards Fcfa sur l’échantillon d’environ 2000 entreprises du fichier de la direction générale des Impôts (DGI) ayant servi de base à l’étude.

Aussi, le Gicam propose-t-il des mesures d’élargissement de l’assiette fiscale. Ce qui permettra à l’État d’économiser des recettes supplémentaires de l’ordre de 65 milliards Fcfa. Des recettes supérieures aux 45 millions de baisse.  Et ce uniquement par la restructuration du système d’impôt libératoire. Bref, le patronat appelle à l’instauration d’un climat de confiance. Entre les secteurs public et privé. « Afin de mettre fin au climat de suspicion réciproque. Une atmosphère considérée comme l’un des principaux problèmes du dialogue État-secteur privé et de l’économie du Cameroun », relève Célestin Tawamba.

Par Omer Kamga

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