Performances du Cameroun dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme

0
474
Blanchiment d'argent

(BFI) – Le ministre des finances Louis Paul Motaze a procédé ce lundi 25 février à l’hôtel Sawa de Douala à l’ouverture des travaux d’un séminaire regroupant les experts du groupe d’actions contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale( GABAC).

Après l’évaluation de son dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme effectuée sous l’égide de la banque mondiale en mai et juin 2008, le Cameroun s’est engagé à se soumettre au processus d’évaluation mutuelle du 2nd cycle GAFI en vue d’identifier ses défaillances en matière de lutte anti blanchiment et d’y apporter des mesures correctrices nécessaires pour non seulement mettre son dispositif en conformité avec les standards internationaux, mais également pour prendre toutes les dispositions nécessaires pour convaincre le réseau mondial de la LBC/FT de l’efficacité des mesures prises pour les minimiser.

A cet effet, le ministre des finances Louis Paul Motaze a lui-même relevé les efforts et les avancées du gouvernement camerounais en la matière.

Entre autres efforts, le ministre des finances a énuméré le renforcement des capacités opérationnelles de l’ANIF. Ce qui a permis son admission au groupe Edmond en 2010 où il joue un rôle majeur, l’adoption d’un nouveau code de référence en 2009, la création du tribunal criminel spécial et la création et surtout l’operationalisation des tribunaux militaires sont des avancées non négligeables dans cette lancée.

Sur le plan opérationnel, on note une nette progression des chiffres des déclarations de soupçons.

De 1983 en 2008 année de la première évaluation, ils sont passés à 119 en 2009, 124 en 2010,128 en 2011, 618 en 2017 et 670 en 2018. Ces chiffres démontrent à suffisance que les banques camerounaises maitrisent de mieux en mieux les enjeux de la mise en place d’un tel dispositif dont les résultats témoignent de la volonté du gouvernement camerounais de lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Pendant les trois jours que vont durer les travaux de Douala, les acteurs et autres participants devront préparer le Cameroun de façon concrète à assimiler voire maitriser l’intérêt et les exigences d’un dispositif réel et efficace de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Par Félix Victor Dévaloix

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here