Ngozi Okonjo-Iweala : Une réformiste dans le conseil aux Etats

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A l’actif de cette négociatrice hors pair, l’effacement de la pesante dette nigériane avec des négociations avec le Club de Paris, mais aussi le nettoyage de l’administration de la corruption et des fonctionnaires fictifs.

Sa modestie a longtemps escamoté sa carrière lustrée. Mais sa voix sera désormais plus audible à l’heure où son pays, première puissance économique africaine, est chouchouté par une France résolue à aller chercher loin de ses prés carrés. C’est peut-être ce qui a convaincu la banque d’affaires Lazard de l’intégrer en tant que senior advisor. Mais c’est son expertise qui a validé « l’entretien d’embauche » à son poste où elle sera chargée de conseiller les 23 Etats dans lesquels cette prestigieuse institution est présente.

A 64 ans, son CV fait l’unanimité. D’abord au Nigéria où cette notable de rang royal chez les Igbo a été la première femme ministre des Finances sous Obasandjo. Elle sera reconduite au même poste par Goodluck Jonathan qui en fera, à la fin de son mandat, son éphémère chef de la diplomatie. A l’actif de cette négociatrice hors pair, l’effacement de la pesante dette nigériane avec des négociations avec le Club de Paris, mais aussi le nettoyage de l’administration de la corruption et des fonctionnaires fictifs.

Entre temps, cette économiste formée à Harvard et au MIT entame sa carrière au sein de la Banque mondiale (BM) dans les années 1980. Une carrière qu’elle mettra en stand-by pour aller répondre à sa désignation comme ministre. A son retour, elle deviendra directrice de la BM et échoue de peu à en devenir la présidente. Les fonctions prestigieuses s’empilent pour cette boulimique de travail. En acceptant la présidence du conseil d’administration de GAVI Alliance qui veut rendre disponibles les vaccins à travers le monde, elle a sans doute eu une pensée pour sa sœur cadette qu’elle a sauvée in extremis de la malaria.

LTA

 

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