Mines : Le Cameroun a produit 1791,37 carats de diamants bruts

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(BFI) – La production des diamants bruts pour l’année 2018 au Cameroun s’élève à 1791,37 carats selon le Comité du secrétariat national permanent du Processus de Kimberley (SNPPK).

Sur le bilan de l’année, il ressort que 30 sites d’exploitation des diamants bruts sur 46 ont été recensés et sont opérationnels à ce jour alors que les données d’exportation de ces diamants au cours de la même période s’élèvent à 1785,72 carats par 18 exportations. «Cette traçabilité augure des lendemains meilleurs dans la mesure où le processus de Kimberley (PK) favorise en toute légalité l’exploitation et le commerce surveillés des diamants bruts», estime-t-on au SNPPK.

Pour le ministre des Mines et du développement technologique, Ernest Gwaboubou, cette traçabilité augure des lendemains meilleurs dans la mesure où le processus de Kimberley favorise en toute légalité l’exploitation et le commerce surveillé des diamants bruts. Ceci à travers le renforcement des contrôles internes de la production des diamants artisanaux.

A travers le renforcement des contrôles internes de la production des diamants artisanaux, cette sorte d’observatoire international mis en place par les pays producteurs de diamants, l’industrie du diamant brut et les ONG, a pour but d’empêcher le financement des conflits grâce aux revenus issus de la commercialisation des diamants bruts. Les activités majeures réalisées dans le cadre de ce programme créé en novembre 2011 portent principalement sur l’amélioration de la gouvernance du secteur minier, la traçabilité des diamants bruts, de l’or et des autres substances minérales précieuses, le développement, l’encadrement et le suivi des activités d’exploitation artisanale des diamants bruts. A cela, s’ajoutent l’intensification de la lutte contre les trafics illicites et l’augmentation des recettes de l’Etat à travers l’augmentation de la contribution de la mine solide dans le Produit intérieur brut (PIB) du pays.

Le potentiel diamantifère du Cameroun est important comme le révèle une étude menée par le Bureau de recherche géologique et minière basée en France.  Soit, 41 occurrences de diamants dont la plus grande partie se trouve sur la ligne transfrontalière Yokadouma (Cameroun), Berberati (Centrafrique) et Enyele (République Démocratique du Congo). Ces réserves sont estimées à environ cinq millions de carats et du côté de Mobilong où les études d’exploration n’ont pas encore été finalisées, il est fait état de plus de dix-huit millions de carats. Afin de mettre un terme à la polémique autour du potentiel de ce gisement, le ministre camerounais des Mines, Ernest Gwaboubou, a récemment annoncé le lancement des opérations de réévaluation.

En effet, depuis l’année 2010, C&K Mining, qui a depuis fin 2014 cédé ses actifs sur le projet Mobilong à un investisseur sino-américain, est accusé d’avoir surévalué le potentiel de ce gisement diamantifère (736 millions de carats dans un premier temps, soit 5 fois la production mondiale), alors présenté comme étant le plus important au monde. Il va finalement s’avérer que cette surévaluation avait été faite uniquement à des fins de  spéculation boursière (après l’annonce, le titre C&K Mining avait grimpé sur la bourse de Séoul, multipliant son cours par 4,6 en seulement 16 jours), puisqu’une seconde évaluation du même explorateur ramènera le potentiel du gisement de diamant de Mobilong à 420 millions de carats, bien que la partie conglomératique n’ait pas encore connu de véritable évaluation jusqu’ici.

Par Bouba Yankréo

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