L’offensive des investisseurs britanniques au Cameroun

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(BFI) – Quelques mois après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne suite au Brexit, des investisseurs du Royaume-Uni multiplient des initiatives dans l’optique de positionner leur pays parmi les principaux partenaires économiques et commerciaux du Cameroun. C’est le sens à donner à la visite du ministre de l’Afrique James Duddridge dont la finalité est de passer en revue les investissements britanniques au Cameroun.

Parmi ces investisseurs, figure en bonne place le Fonds d’investissement britannique Actis, propriétaire de la société Energy of Cameroon (ENEO), le concessionnaire du service d’électricité du pays. Ce dernier à travers une syndication bancaire a récemment levé 100 milliards pour renforcer l’offre énergétique du pays, notamment les volets production et distribution.

Ledit Fonds qui a participé à la construction de Douala Grand Mall (DGM), le plus grand centre commercial d’Afrique centrale. Il s’agit d’un investissement global de 80 milliards, environ 144 millions de dollars, dont la première phase a coûté 50 milliards de FCFA et la seconde phase estimée à 30 milliards conduira en 2021 au démarrage des travaux de construction d’un Business Park comprenant un hôtel cinq étoiles et un parc de bureaux.  

Ayant opté pour la diversification des activités, le partenariat commercial entre les deux pays met également un accent sur le développement du cacao et du poivre de Penja, où 800 millions seront investis avec la participation du Fonds du développement du Commonwealth. L’un des objectifs de ce programme est de réduire les exportations qui représentent plus de 80% de la production afin d’améliorer la transformation locale dont l’objectif de transformer plus de 30% à l’horizon 2025 fixé par le gouvernement pourrait être difficilement atteint.

Les entreprises britanniques évoluent également dans les secteurs miniers et des hydrocarbures à l’instar de la firme New Age, dont la filiale locale New Age Petroleum implémente un plan d’investissement de 1250 milliards dans l’exploration, le développement du gaz pour la liquéfaction et l’exportation dont la filiale locale Camop Cameroon Offshore Petroleum Sarl permet d’opérer sur le permis Etinde dans la zone du Littoral couvre un ensemble de trois blocs offshores sur 2316 km2.

Dans le secteur énergétique, le Cameroun et le groupe britannique Joule Africa ont signé en 2012, un Mémorandum d’entente (MoU) pour la construction du barrage hydroélectrique sur la Menchum, dans le nord-ouest, avec une capacité de production à 450 Mégawatts (MW) pour un investissement estimé à plus de 500 milliards, soit 900 millions de dollars.

D’après des sources, les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni de Grande Bretagne et l’Irlande du Nord et le Cameroun se chiffrent à plus de 145 milliards de francs CFA, soit 263 millions de dollars. le Cameroun exporte principalement les matières premières et des produits de rente, entre autres, le pétrole brut, la banane, le cacao, le bois et ses produits dérivés. En retour, il importe les produits manufacturés, notamment les machines et appareils mécaniques et électriques, les véhicules et les produits pharmaceutiques.

André Noir

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