(BFI) – Mamadou G K Koné est élu président de la Fédération des Sociétés d’Assurances de Droit National Africaines (FANAF). Cette décision a été prise à l’issue de la 50ème assemblée générale de la FANAF tenue du 9 au 11 février 2026 à Abidjan, Côte d’Ivoire. Koné succède à César Ekomie-Afene, élu président de la FANAF en février 2020.
La FANAF a célébré du 9 au 11 février 2026 à Abidjan, son jubilé d’or en Côte d’Ivoire, terre de ses origines, un demi-siècle après sa création le 17 mars 1976 à Yamoussoukro, capitale du pays. L’évènement avait pour thème : « Cinquantenaire de la FANAF : Bâtir le futur de l’assurance africaine ». Plus de 1 500 dont des dirigeants du secteur de l’assurance et de la réassurance, responsables institutionnels, experts internationaux et acteurs financiers ont été présents à ce double rendez-vous de cinquantenaire et du renouvellement du Bureau Exécutif.
A l’issue de cette élection déterminante sur les orientations stratégiques des prochaines années, à un moment où l’assurance africaine est appelée à renforcer sa capacité d’adaptation face aux mutations du marché, à la digitalisation et à l’inclusion des populations sous‑assurées, Mamadou Koné a été porté à la tête de l’institution assurantielle pour les trois prochaines années.
« Cette victoire est le symbole du rassemblement de tous les assureurs, tous ceux qui ont été favorables à mon élection comme ceux qui ne l’ont pas été », a déclaré le président élu.
Directeur général de SanlamAllianz Côte d’Ivoire depuis 2014, Koné Mamadou succède donc au Gabonais César Ekomie-Afene, en poste depuis février 2020. Le nouveau président de la FANAF est diplômé de l’Institut International des Assurances (IIA) de Yaoundé, de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique (ENSAE) de Paris et de la London Business School.
Au cours de son expérience professionnelle de plus de 29 ans dans le secteur africain des assurances, Koné a dirigé plusieurs sociétés d’assurance, de réassurance et de courtage. Il a également exercé des fonctions de responsabilité au sein de la Direction Nationale des Assurances de Côte d’Ivoire et de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance (CIMA).
En effet, le secteur fait face à des défis structurels majeurs sur le continent marqué par un très faible taux de pénétration (environ 2,4 % à 3 % en 2023-2024), une faible culture de l’assurance et un pouvoir d’achat limité. Le marché doit également surmonter le manque de confiance, un contexte d’infrastructures déficientes et des réglementations disparates pour se développer.
Cédric Boyomo




