Lynda Amadagana : “Nous devons pouvoir tirer parti des changements économiques provoqués par la situation sanitaire”

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LINDA AMADAGANA

(BFI) – Sur la base de l’expérience de l’entreprise qu’elle dirige, Lynda Amadagana (photo), Associée – Gérante du cabinet d’avocat d’affaires Amadagana & Partners, évalue dans une interview accordée à Business & Finance International, les effets du coronavirus sur le secteur du conseil juridique aux entreprises et apprécie les mesures prises pour atténuer le choc.

Comment peut-on présenter votre Cabinet aujourd’hui sur le marché Camerounais et Africain du conseil juridique aux entreprises ?

Le Cabinet d’avocats d’affaires Amadagana & Partners, fondé en 2019, est spécialisé dans les secteurs de l’énergie, des mines et des infrastructures car nous estimons qu’ils recèlent un potentiel considérable pour de nombreuses économies africaines. Par conséquent, il est primordial pour notre Cabinet  de se positionner dans ces secteurs clés comme un acteur important en matière de conseil et de contentieux.

Nous conseillons les investisseurs nationaux et internationaux, les fonds d’investissements,  les établissements bancaires, les entreprises privées et publiques, les entités gouvernementales et les organisations internationales dans la structuration et la gestion de leurs projets au Cameroun et en Afrique, avec un focus particulier sur la zone OHADA. Nous comptons donc parmi nos clients aussi bien des multinationales que des entreprises typiquement africaines.

Notre spécificité est l’alliance de notre expertise locale à notre maîtrise des standards internationaux afin de fournir le meilleur service possible à nos clients. Pour matérialiser notre ancrage local et notre ambition internationale, nous avons des bureaux à Yaoundé, Paris et Kinshasa.

Quel a été l’impact de la pandémie du Covid-19 sur vos activités ?

Pour faire face au Covid-19, afin de respecter les recommandations du gouvernement camerounais, nous avons adapté notre mode de travail à la situation sanitaire, puisque nous sommes passés en télétravail durant la période de confinement, et avons drastiquement limité nos déplacements.

Concernant nos dossiers, nous avons observé un léger ralentissement au début de la pandémie, suivi par une progressive reprise. Néanmoins, cette situation n’a pas eu d’impact négatif trop important sur notre productivité, car durant toute la période de confinement, malgré la dématérialisation de certaines procédures, nous avons maintenu notre discipline et notre rigueur de travail habituelles dans le traitement des dossiers de nos clients. Ces derniers n’ont pas ressenti de fléchissement dans notre rendement et nous ont renouvelé leur confiance.

Nous privilégions aujourd’hui l’usage des nouvelles technologies pour communiquer avec nos clients, organiser des réunions via des solutions de téléconférence telles que Zoom/Teams/Skype… et appliquons les mesures barrières dans nos locaux.

Quelles leçons votre Cabinet commence-t-il à tirer dans cette période de relance de l’activité économique?

La crise sanitaire a été une très belle occasion de tester la cohésion de notre équipe, l’efficacité de nos procédures internes, notre capacité d’adaptation ainsi que la solidité de notre relation client. Nous avons réussi ce test, mais il nous faut maintenant inscrire notre capacité d’innovation dans la durée.

Il y aura sur tous les plans, un avant et un après « Covid 19 ». En tant que Cabinet d’avocats d’affaires, nous devons nous doter d’une vision prospective afin de pouvoir tirer parti des changements économiques provoqués par  la situation sanitaire.

Cette crise a certes eu, au plan global et national, des conséquences dévastatrices, mais elle offre également des opportunités, comme le développement de nouveaux produits ou services. Notre Cabinet se positionne, plus encore qu’auparavant, dans l’acquisition de nouveaux clients ayant besoin de conseil face à la nouvelle donne économique, ainsi que dans la recherche d’alliance avec des partenaires stratégiques.

Quelles suggestions feriez-vous à l’endroit des autorités s’il vous en était donné l’occasion ?

Nous pensons que les mesures d’accompagnement fiscal prises par le gouvernement, pour les entreprises, doivent être maintenues pour 2021, car les dommages économiques, dont l’effet se fait ressentir dans plusieurs domaines d’activités, perdureront bien au-delà du présent exercice.

Nous encourageons également la dématérialisation des procédures administratives dont le processus a été amorcé et qu’il serait judicieux de poursuivre pour éviter au maximum les contacts physiques entre administrations et usagers.

Propos recueillis par André Noir

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