Ligne de chemin de fer Tchad – Cameroun: construction imminente

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(BFI) – Les voyages et les affaires sur le corridor Douala-Ndjamena seront bientôt facilités par un chemin de fer.

L’information a été rendue publique au cours d’une audience accordée par le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngale Bibehe, aux membres d’une délégation de la Banque mondiale conduite par la directrice de la Banque mondiale, Elizabeth Huybens. Au cours de la réunion, le responsable des transports et son invité ont discuté du niveau des travaux préparatoires sur le terrain. Ils ont également évalué les risques potentiels que les projets pourraient présenter ainsi que les étapes de développement du projet.
Après l’audience, la délégation de la Banque mondiale devrait procéder à une mission de 12 jours afin de garantir le démarrage effectif des travaux de construction des lignes de chemin de fer. Une fois achevé, le projet facilitera la circulation des personnes et des personnes au Cameroun ainsi que celles en transit vers le Tchad.
La ligne de chemin de fer contribuera également de manière significative au renforcement des liens de coopération entre le Cameroun et le Tchad en particulier et l’ensemble de la sous-région.

Pour une meilleure intégration régionale

L’extension du chemin de fer camerounais vers le Tchad représente une opportunité d’intégration régionale pour les deux pays. Selon les statistiques de la douane camerounaise, des marchandises du Tchad, d’une valeur de plus de 340 milliards de Fcfa, transitent chaque année par la route par le Cameroun. Selon la même source, la future ligne devrait également contribuer à l’intégration dans la zone de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). «Le Cameroun et le Tchad sont les deux pays les plus intégrés de la CEMAC, en termes de réseaux routier, électrique et téléphonique, mais aussi du pipeline pétrolier», avait déclaré Adoum Younousmi, ministre tchadien des Infrastructures, du désenclavement et de l’aviation civile, en ajoutant qu’aujourd’hui, les deux gouvernements travaillent à s’interconnecter à partir du réseau ferroviaire, qui est important pour le développement d’un pays enclavé comme le Tchad. «Avoir le train de Ndjamena à Douala, notre port principal, c’est un défi majeur», a-t-il insisté.

Rappelons que le groupe Bolloré Africa Logistics (BAL) avait été désigné comme partenaire technique du projet. A ce titre le géant français devrait notamment appuyer la réalisation des études et la préparation des dossiers de présentations aux bailleurs de fonds.

Par Rémy Ngassana

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