Les défis du gouvernement Camerounais en 2020

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Dion-Ngute

(BFI) – Le Cameroun compte davantage accroître et diversifier son économie. Selon le dernier rapport du Fonds monétaire international (Fmi), publié le 28 octobre dernier, la croissance en Afrique subsaharienne devrait passer de 3,2% à 3,6% en 2020. Une année qui marque la fin du programme économique et financier conclu entre le Fmi et les pays de la Cemac.

Le 29 novembre 2019, le premier ministre Joseph Dion Nguté a proposé le budget de l’exercice 2020, qui s’élève à 4 951,7 milliards de FCFA. Si les efforts d’assainissement budgétaire engagés par les pays de la Cemac, comme la remontée des prix du pétrole et la mise en œuvre d’une politique monétaire restrictive, ont amélioré les performances économiques en 2018, l’environnement économique et financier régional demeure difficile et fragile.

Selon le dernier rapport du Fonds monétaire international (Fmi), publié le 28 octobre dernier, la croissance en Afrique subsaharienne devrait passer de 3,2% à 3,6% en 2020. Une année qui marque la fin du programme économique et financier conclu entre le Fmi et les pays de la Cemac.

La croissance projetée du Pib réel devrait atteindre 4,4 % en 2019 et 4,7 % en 2020, grâce à la mise en activité d’infrastructures de production énergétique et de transport, et à la remontée des cours mondiaux du pétrole. Le déficit de la balance des transactions courantes devrait se stabiliser autour de 3,1 % du Pib en 2019 et 2020. Le taux d’inflation projeté devrait rester inférieur à 3%, la norme communautaire.

Cependant, ces perspectives de croissance sont incertaines. Le niveau des recettes budgétaires attendues en 2020 est fortement dépendant des fluctuations des cours mondiaux du pétrole. Le pays devra poursuivre ses efforts pour la restauration de l’équilibre de ses comptes publics, reconstitution des réserves de change et consolidation de la parité monétaire régionale.

Dans le secteur agricole, le cacao et la transformation de l’huile de palme constitue de véritable motif dans un contexte où le pays ambitionne de réduire significativement ses importations.

Les perspectives de croissance économique sont également menacées par la dégradation de la situation sécuritaire dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, en proie à une crise socio-politique persistante, où se trouvent d’importantes zones de production agricole et la plus grande entreprise agro-industrielle nationale. L’économie camerounaise reste la plus résiliente de l’Afrique centrale par sa relative diversification, cependant elle est vulnérable du fait de la faiblesse de sa base de croissance et de sa forte exposition aux variations des cours mondiaux des matières premières.

Le plan directeur du Cameroun quant à lui prévoit 3000 km de route et près de 500 km d’autoroute de 2020 à 2035.

Afin d’atteindre l’émergence économique de la Vision 2035, le gouvernement a mis en œuvre, sur la base du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE 2010-2020), étape décennale de la Vision 2035, un important programme d’investissement. La réalisation de projets structurels dans des secteurs clés de l’économie accélérera la croissance, promouvra et créera des emplois et réduira la pauvreté. Le gouvernement a déjà réalisé différents ouvrages de production électrique afin de résorber le manque d’infrastructures du secteur, d’accroître la capacité installée actuelle de 1300 mégawatts, et vise à en faire un secteur clé de l’exportation.

L’assainissement budgétaire au cours de la période 2020-2021, associé à un rapatriement accru des devises, permettra de continuer à reconstituer les réserves de la BEAC. L’exécution du budget de l’exercice 2020 devra donc contribuer à l’atteinte des objectifs de croissance, d’emploi et d’équilibre extérieur définis dans les documents stratégiques de développement nationaux.

Actucameroun

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