Les bonnes affaires du marché camerounais du cacao

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CACAO

(BFI) – Après plusieurs négociations, le prix du kilogramme s’est finalement stabilisé à 1220 F. Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana a présidé une opération de vente groupée à 1220 F le kilogramme à Ambam.

Une aubaine pour les agriculteurs Camerounais car dans d’autres pays Africains le kilogramme est vendu actuellement à 400 FCFA. Au départ, trois acheteurs (Telcar Cocoa, Ets Ndingo et Olam Cam) sont en place au Centre de groupement d’Ambam. Et c’est Telcar qui aura le dernier mot.

Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana qui présidait ladite opération a félicité les deux parties. Il a indiqué que producteurs et acheteurs devaient se soutenir mutuellement. Près de 32.000 tonnes ont ainsi été vendues au prix de 1220 F constituant la tendance du marché actuel. Le Mincommerce a félicité les producteurs de n’avoir pas cédé au découragement alors que la filière traversait des zones de turbulence. Il a rappelé les efforts accomplis par le gouvernement afin de maintenir le cap.

Il s’agit de la réduction de moitié de la redevance cacaoyère. Elle est passée de 150 F à 75F. Comme autres moyens d’accompagnement, les différentes réunions tenues à l’international pour que les producteurs puissent être rémunérés à leur juste valeur.

Luc Magloire Mbarga Atangana n’a pas manqué de leur expliquer le marché actuel, notamment à l’exportation. Selon lui, il y a de nouveaux demandeurs surtout au niveau du broyage. En Asie, Afrique et Europe. « Les gens achètent de nouveau le cacao », s’est-il exclamé. Mais les cultivateurs doivent savoir marchander et par conséquent connaître tous les éléments entrant en jeu. La qualité du cacao doit être excellente. Pour ce qui est du marché intérieur, il a parlé de l’usine de broyage de Kekem, inaugurée il y a quelques mois et qui aura besoin de 30 000 tonnes de cacao par an.

René Assoumou, président de la coopérative Ntum-Ayon d’Ambam explique que l’association ne couvre que quatre arrondissements de la Vallée du Ntem. Avec une superficie de plus de 20.000 hectares de vergers cultivés par 5.000 producteurs environ, pour une production annuelle de 26 000 tonnes environ. Il a néanmoins indiqué que les statistiques n’étaient pas maîtrisées.

Conséquence les producteurs ne bénéficient pas des ristournes comme les planteurs d’autres zones de production. Le vieillissement du verger, l’effet nocif des coxeurs, le traitement approximatif des produits phytosanitaires, le taux élevé de moisissure du fait de la production durant la grande saison de pluie sont d’autres difficultés rencontrées par les cacaoculteurs.

Omer Kamga

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