Le système sanitaire pare pour la riposte au Covid-19 au Cameroun

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Covid 19

(BFI) – Les professionnels de la santé ont une fois de plus rassuré les populations sur le dispositif fiable mis en place pour leurs soins. C’était hier, au cours du point de presse quotidien.

S’il faut reconnaître une chose, c’est que la crise sanitaire du Covid-19, a, en partie mis en lumière les faiblesses et insuffisances de plusieurs secteurs clés de la vie et notamment celui de la santé. Hier, au cours du traditionnel point de presse du ministère camerounais de la Santé sur la situation épidémiologique, le Dr Linda Esso, sous-directeur de la lutte contre les épidémies et les maladies, a reconnu l’impact de cette pandémie sur le secteur de la santé, précisément sur le fonctionnement des formations sanitaires. « Depuis la survenue de la pandémie du Covid-19, le gouvernement ne ménage aucun effort afin de préserver la santé et le bien-être des populations. C’est ainsi qu’un arsenal de ressources humaines, matérielles, financières et logistiques a été mobilisé, avec l’appui remarquable de nos partenaires. Dans la même lancée, le système de santé a été renforcé par le ministère de la Santé publique, afin d’assurer la continuité des soins et services de santé de qualité aux populations », a-t-elle assuré.

Ainsi, dans le cadre de la décentralisation de la riposte, les formations sanitaires ont subi des modifications considérables sur le plan organisationnel, toujours dans le but d’offrir des soins essentiels les plus appropriés jusqu’au niveau opérationnel. « Rendus à ce stade de la riposte à la Covid-19, nous relevons une baisse de moitié des taux de fréquentation des services de santé essentiels par les populations. Notamment la vaccination, les consultations externes, les maternités par rapport à la même période l’année dernière, ceci probablement dû à la peur et à la stigmatisation liée à la maladie. Cela coïncide malheureusement avec la survenue simultanée de nouvelles flambées d’autres maladies à potentiel épidémique dans le pays, à savoir : la poliomyélite, le choléra et même la méningite », a-t-elle souligné.

C’est dans ce sens qu’au nom du ministre de la Santé publique, le Dr Esso a invité les populations à continuer de fréquenter les formations sanitaires afin de bénéficier des soins les plus appropriés, en cas de maladie ou dans le cadre d’un suivi quelconque. Elle a par ailleurs rassuré de la présence du personnel de santé qui offre les soins en toute sécurité.

Elise Nguélé

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