Le projet de privatisation d’Ethio Telecom résiste à la crise

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Ethio Telecom

(BFI) – En dépit de la crise de coronavirus, l’Ethiopie continue de travailler sur le projet de privatisation de sa compagnie nationale des télécommunications. Le gouvernement projetterait de vendre uniquement 40% des part d’Ethio Telecom pour en conserver la majorité.

Le coronavirus n’arrête pas Addis Abeba vers son objectif de privatiser Ethio Telecom. L’Autorité éthiopienne des communications (ECA) a déclaré jeudi 21 mai que le processus de privatisation se poursuivrait en dépit de la pandémie. Ce que le ministre des Finances, Eyob Tekalign Tolina, a confirmé à Reuters en précisant que les entreprises étrangères seront bientôt appelées à soumissionner.

40% à vendre, pas plus !

Selon le ministère 40% des parts d’Ethio Telecom pourront être acquises par un opérateur privé. Une faible proportion sera ouverte au public éthiopien, mais l’Etat conservera la majorité du capital de la firme.

Depuis que le Premier ministre éthiopien avait son plan de privation, plusieurs géants des télécoms avaient dépêché des sherpas à Addis Abeba pour étudier les contours de l’offre éthiopienne. Si Stéphane Richard, patron du groupe Orange se disait « extrêmement intéressé », répondant à La Tribune Afrique en septembre 2018 à Marrakech, le groupe a récemment manifesté son intérêt pour les nouvelles licences que le gouvernement envisage de lancer pour créer la concurrence sur le marché éthiopien des Télécoms. En outre, MTN, Etisalat et Vodacom sont autant d’opérateurs aux aguets.

Avec ses 100 millions d’habitants, l’Ethiopie reste un des pays d’Afrique les moins touchés par la Covid-19, avec moins de 420 cas de contaminations, 128 guérisons et cinq décès ce vendredi. La privatisation d’Ethio Telecom et l’ouverture de la concurrence devrait profondément transformer le marché des télécoms dans ce pays d’Afrique de l’Est.

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