Le Premier ministre camerounais, Dion Gute inaugure la plus grande usine de transformation du cacao du pays

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(BFI) – Située dans la localité de Kekem, à la lisière de la région du Littoral du Cameroun, cette usine de transformation des fèves, pour la production du beurre et de la poudre de cacao, est officiellement dotée d’une capacité de production annuelle de 32 000 tonnes.

Neo Industry est construit sur 5 hectares avec une capacité de transformation de 32 ooo tonnes de fèves de cacao apr an. Il devrait permettre de créer plus de 1700 emplois directs et indirects au Cameroun. D’un coût estimé à 50 milliards donc 36 milliards entièrement libéré, le prjet est financé par le Camerounais Emmanuel Nouessi.

Le projet a bénéficié d’un financement de 13 milliards de FCFA, octroyé par la Société commerciale de banque (SCB Cameroun), filiale locale du groupe bancaire marocain Attijariwafa Bank. Ce crédit bancaire a, à son tour, été garanti à hauteur de 6 milliards de FCFA par l’African Guarantee Fund (AGF), fonds de garantie lancé par le groupe de la Banque africaine de développement (BAD).

En plus des facilités fiscalo-douanières offertes par l’État camerounais, ce projet a également bénéficié, en juin 2016, d’un financement public direct de 1,2 milliard de FCFA, dans le cadre du projet Agropoles, implémenté par le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat).

Entièrement équipée par l’Allemand Buhler, présenté comme étant le numéro un mondial dans la fabrication des équipements de l’industrie chocolatière, Neo Industry permettra, selon son promoteur, de créer environ 750 emplois indirects.

Cette nouvelle unité de transformation de fèves épouse les ambitions des pouvoirs publics et des acteurs de la filière cacao au Cameroun, qui œuvrent pour l’augmentation de la transformation locale. L’objectif est de transformer 50 % de la production nationale, d’ici à 2020.

En effet, avec une production qui tourne autour de 200 000 tonnes depuis cinq campagnes, le Cameroun ne transforme qu’environ 25 % de ses fèves, ce qui expose la filière aux aléas de la conjoncture sur le marché international.

Par Christian Trésor Adong Baliaba

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