Le Congo fait des progrès substantiels en matière de transparence ITIE

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(BFI) – Le comité exécutif national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) a évalué, le 18 novembre à Brazzaville, le niveau de mise en œuvre des normes ITIE au Congo. Le pays est actuellement crédité de 68,5 points sur la transparence, l’engagement des parties prenantes et les résultats.

Le score (68,5 points) est encore insuffisant dans le cadre de la mise en œuvre des normes ITIE-2019. La tenue de la session du comité exécutif national de l’ITIE correspond au délai qui a été accordé à la République du Congo de pouvoir présenter des commentaires par rapport au draft-rapport d’évaluation produit par les auditeurs de la mise en œuvre de l’ITIE dans le pays.

En raison des faiblesses constatées dans les travaux du rapport ITIE 2020, le secrétariat international de l’ITIE a publié, le 26 septembre dernier, les projets d’évaluation du Congo au sujet des progrès accomplis sur la transparence, l’engagement des parties prenantes (les pouvoirs publics, les sociétés extractives et les organisations de la société civile) et les résultats. Un délai d’un mois a donc été accordé au comité national de l’ITIE pour rendre sa copie.

Présidant les travaux de la réunion du comité (en présentiel et visioconférence), le ministre de l’Économie et des Finances, Jean-Baptiste Ondaye, a évoqué la volonté du gouvernement d’améliorer la gouvernance des ressources naturelles du pays. « Le Congo a fait un progrès substantiel dans la mise en œuvre des normes ITIE. À cet effet, des mesures correctives devront faire l’objet d’une troisième validation, conformément aux recommandations du secrétariat international de l’ITIE », a-t -il assuré.  

La République du Congo, notons-le, met en application depuis 2013 les exigences de l’ITIE en tant que pays conforme. La participation des organisations de la société civile est cruciale dans le processus de validation par les instances internationales. Les évaluateurs ont insisté sur un meilleur engagement des parties prenantes et une meilleure amélioration de la gouvernance du groupe multipartite, avec un accent sur la sensibilisation en vue de rendre disponibles les données pour l’opinion publique et les parties prenantes.

Le directeur exécutif de la Rencontre pour la paix et les droits de l’homme, Christian Mouzéo, a noté aussi des « avancées » en matière de transparence, car le Congo est à jour dans la publication de ses rapports. Le pays doit pouvoir améliorer la qualité des rapports par la divulgation systématique, projet par projet.

« Dans le contexte de cette évaluation, la note du drift-rapport n’est pas encore intéressante, parce que c’est encore autour de 60 points. C’est ainsi que le Comité national de mise en œuvre a adopté un certain nombre de mesures pour pouvoir rehausser cette note. En plus de la validation de ce rapport, le Comité a décidé de mettre en place un ensemble d’activités à mener d’ici à décembre prochain », a expliqué l’acteur de la société civile.

L’ITIE est considérée comme un jalon pour la gouvernance, à travers les liens avec le Fonds monétaire international et l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale.        

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