Le Cameroun prône une meilleure qualité de production cacaoyère pour sa campagne 2020-201

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(BFI) – C’est à une véritable course à la qualité que le Cameroun s’engage pour la saison cacaoyère 2020-2021. En vue d’améliorer les revenus des producteurs, le gouvernement a affiché vendredi, son ambition de valoriser le label Cameroun.

En clair, il va rester résilient, en s’appesantissant sur la production d’un cacao de qualité sans se contenter d’une production de masse. Surtout dans un contexte marqué par le Coronavirus. Selon le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana, l’ampleur des effets de la pandémie sur le secteur du cacao est encore incommensurable.

La stratégie du pays va à cet effet, s’appuyer sur le triptyque vigilance, confiance et résilience. En lançant officiellement la nouvelle campagne cacaoyère, vendredi en présence du ministre en charge de l’Agriculture, Gabriel Mbaïrobe, le Micommerce a expliqué le choix de ces trois piliers. « Nous parlons de vigilance parce que la pandémie continue d’impacter le secteur. Confiance dans le sens que toutes les mesures nécessaires sont prises pour continuer à assurer la poursuite des activités des producteurs et de tous les acteurs en leur assurant un revenu décent et la résilience parce qu’en partant de ce que le pays a vécu lors de la dernière campagne, les prix bord-champ sont restés à des niveaux largement acceptables, soit entre 700 et 1100 F le Kg de cacao », a-t-il précisé.

En effet la campagne 2019-2020 qui s’est achevée en juillet dernier a été marquée par une production totale 257 151 tonnes commercialisées. 197 537 tonnes sont sorties du pays, en direction de la Hollande, la Chine et la Malaisie, entre autres. Au niveau national, les régions du Centre et du Sud-Ouest cumulent plus de 77% des achats de produits bord-champ. S’agissant de la commercialisation, le prix maximum payé aux producteurs était de 1300 F contre 1270 F au cours de la précédente campagne.

« Nous tenons à ne pas trop nous éloigner de ce prix. Cependant, nous sommes bien loin de la crise de la fin de l’année 2016, durant laquelle les prix avaient chuté de 40% », a déclaré Luc Magloire Mbarga Atangana. Afin d’y parvenir, l’interprofession, comme l’Etat à travers le ministère de l’Agriculture et l’Office national du cacao et du café ont promis d’accompagner les producteurs sur les plans technique et financier. Acteur majeur dans le secteur, l’Office national du cacao et du café (Oncc) compte également apporter son aide aux producteurs pour une production de qualité.

« Notre ambition est d’avoir une qualité de très haut niveau. Déjà « le cacao d’excellente qualité » que nous produisons dans nos centres d’excellence est au sommet de la pyramide de la qualité et il a des débouchés sûrs. Par exemple, pour la campagne qui commence, nos partenaires prennent notre cacao à 2,5 euros le Kg bord-champ, soit 1640F pour toute l’année. Lors de la dernière campagne nous avons produit deux containers de 60 tonnes au total. Pour cette saison, nous avons prévu un embarquement global de 150 tonnes », a déclaré Omer Maledi, secrétaire exécutif de l’Oncc.

Christian Trésor Adong Baliaba

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