Le Cameroun prépare son adhésion à la convention internationale sur l’eau

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Convention international sur l'eau

(BFI) – La réflexion a été lancée entre le secrétariat de la convention et le ministère de l’Eau et de l’Energie. Hans-Peter Schadek, le chef de délégation de l’Union européenne (UE) au Cameroun, a présidé, le 5 novembre dernier à Yaoundé, un atelier national relatif au processus d’adhésion du pays à la Convention d’Helsinki sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontaliers et des lacs internationaux

Le Cameroun a manifesté son ambition de ratifier la convention sur l’eau. Mardi 05 novembre à Yaoundé, il s’est ouvert, pour deux jours, un atelier d’information et de partage sur la convention des Nations unies de 1992 relative à la protection et à l’utilisation des cours d’eau transfrontaliers et des lacs internationaux encore appelée convention sur l’eau d’Helsinki.

L’objectif, aux termes des assises, doter le Cameroun d’instruments pouvant lui permettre de mieux préparer son adhésion à cette convention.

Il s’agit en fait d’un instrument juridique de coopération visant à prévenir et à maîtriser la pollution des cours d’eau transfrontaliers et des lacs internationaux tout en assurant une utilisation rationnelle des ressources en eau dans la perspective du développement durable.

Mettant l’ambition du Cameroun dans son contexte, Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Energie qui présidait cette cérémonie en présence du chef de délégation de l’Union européenne et de la coordinatrice du système des Nations unies au Cameroun, a rappelé que l’espace Ceeac constitue la région la plus arrosée du continent avec six cours d’eau, cinq lacs et 17 systèmes aquifères.

« Cependant, malgré ce riche potentiel, la région reste encore confrontée aux problèmes liés à la mobilisation de la ressource en eau pour l’alimentation, l’agriculture et l’hydroélectricité. Le grand défi réside donc dans la manière de réaliser une gestion durable et efficiente de nos ressources en eau », a précisé Gaston Eloundou Essomba.

Si le Cameroun ratifie cet accord, il sera le deuxième pays de la sous-région après le Tchad. Ce qui lui accordera comme, avantage «le renforcement de la gouvernance au niveau national, l’amélioration de la coopération avec les pays voisins.

La convention pourrait aussi donner l’opportunité au Cameroun d’accéder aux financements parce que c’est une base pour les investisseurs et aussi elle pourrait aider à la prévention de la gestion des conflits et aussi montrer l’engagement du Cameroun pour les questions de l’eau et de la paix », explique Sonja Koeppel, secrétaire de la convention sur l’eau.

« Au Cameroun, cette problématique est d’autant plus importante qu’il s’agit d’un pays qui, de par sa position géographique, partage 4 de ses 5 bassins hydrographiques avec des pays voisins, notamment le Tchad, le Nigeria, la République centrafricaine et le Congo. Il participe, par ailleurs, de façon permanente, aux activités de la CEEAC, tout en étant membre des organismes tels que la Commission du bassin du Lac Tchad, l’Autorité du bassin du Niger, la Cicos, et d’autres », a expliqué Hans-Peter Schadek.

La convention d’Helsinki s’articule autour axes suivants : la valorisation de l’eau comme outil de paix, de sécurité et de stabilité ; la promotion de l’adhésion et la mise en œuvre des accords internationaux sur la coopération dans le domaine de l’eau ; le multilatéralisme, avec l’Agenda 2030 des Nations unies pour le développement durable et l’Accord de Paris sur le changement climatique ; et l’engagement de l’UE en faveur des droits de l’Homme à l’égard de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement en tant que composantes des droits humains et du droit au développement.

Omer Kamga

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