(BFI) – Le Cameroun et la Banque mondiale viennent de lancer un nouveau programme de réformes de finances publiques d’un montant de 112 milliards de Fcfa. L’information a été confirmé par la Banque mondiale qui a notifié au gouvernement camerounais l’entrée en vigueur de l’accord de financement, après satisfaction de toutes les conditions requises.
Selon la direction générale du budget du ministère camerounais des finances, cet appui prend la forme d’un programme axé sur les résultats (PforR) baptisé IMPACT, destinée à accompagner la modernisation de la gestion des finances publiques. Il s’agit du 2e mécanisme de ce type mis en œuvre au Cameroun, après un premier programme lancé en 2023 dans le secteur de l’énergie.
L’accor de financement a été signé le 15 juin 2025 entre le gouvernement camerounais et la Banque mondiale. Il s’inscrit dans le cadre du plan stratégique de réformes des finances publiques, un document de référence adopté par les autorités pour renforcer la performance budgétaire, la transparence et la redevabilité de l’Etat. Sur les 168,7 milliards de Fcfa identifiés pour soutenir ce plan sur plusieurs années, près de 112 milliards de Fcfa seront mobilisés à des conditions concessionnelles sur une période de 4 ans.
Sur le fonds, ce programme vise à mobiliser la mobilisation des recettes internes, en particulier à travers le renforcement de la fiscalité numérique, l’augmentation des recettes de la TVA et de l’impôt sur les sociétés, ainsi qu’une meilleure centralisation des ressources publiques au sein du Compte Unique du Trésor. Il prévoit également un appui aux efforts de transparence, avec la publication régulière des états financiers audités des entreprises publiques, et une amélioration des mécanismes de reddition des comptes, notamment dans le secteur de la santé.
Autres dimensions mis en avant par les partenaires, l’intégration progressive des enjeux climatiques et de genre dans la gestion budgétaire des ministères, un axe désormais central dans les programmes soutenus par la Banque mondiale selon les orientations récentes de l’institution.
Pour la Banque mondiale, cité par la direction générale du budget, le choix du mécanisme PforR traduit « la volonté de lier directement les décaissements à des résultats mesurables, dans un contexte où de nombreux pays cherchent à améliorer l’efficacité de la dépense publique ».




