Le Barrage hydroélectrique de Memve’ele a sa voie d’accès

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Dieudonné Bisso
Dieudonné Bisso, directeur du Projet Memve'ele et maître d'ouvrage délégué

(BFI) – Le constat a été fait au terme de la dernière visite d’évaluation de l’infrastructure menée, mercredi 23 octobre dernier, par le directeur de l’Unité opérationnelle du Projet.

En attendant la cérémonie officielle de réception définitive de la route Meyo-Centre-Nyabizan, la mission interministérielle, chargée du contrôle et du suivi de la qualité des travaux, a fait une dernière descente sur le site. C’était mercredi dernier, sous la conduite de Dieudonné Bisso, directeur du Projet Memve’ele et maître d’ouvrage délégué de ce qui était encore, jusque-là, le projet du bitumage de cet axe routier.

Long de 93,5 km, il donne accès au barrage hydroélectrique de Memve’ele. L’objectif de la visite du chantier était de s’assurer que toutes les insuffisances, voire tous les défauts techniques relevés lors des précédentes descentes ont effectivement été pris en compte et dûment corrigés par l’entreprise chinoise chargée de la construction de la route.

Au final, il a été noté que cela a été fait par Sinohydro et que, selon l’esprit et la lettre du Code des marchés publics en matière de route, le délai de douze mois a été observé. Car, les travaux avaient bel et bien pris fin le 11 octobre 2018. Résultat : l’Etat du Cameroun peut, en toute légitimité et légalité, procéder à la réception définitive de l’ouvrage réalisé selon les normes prescrites.

Aujourd’hui, faire le voyage Meyo-Centre-Nyabizan, ou alors partir d’Ebolowa, et même de Yaoundé, pour le site du barrage hydroélectrique de Memve’ele, est bien plus plaisant. « La route de la galère » n’existe plus. Celle qui, en saison sèche déjà, imposait aux plus téméraires un parcours du combattant de plusieurs heures.

En saison des pluies, le calvaire n’était que plus pénible encore. Et c’est un habitant qui a su résumer l’évolution observée. « Quand j’étais petit, on passait une semaine pour aller de Nyabizan à Meyo- Centre. Aujourd’hui, une seule heure suffit », se réjouit Cassien Evina Abessolo. « Avec la route, la réalité est allée au-delà du rêve », conclut-il, les yeux pétillant de joie.

Les experts rencontrés sur le site ne tarissent pas d’éloges sur la qualité et la solidité de cet axe. Cette route présente, en effet, des caractéristiques uniques. Pour Remi-Claude Ako’o, sous-directeur des travaux de réhabilitation au ministère des Travaux publics, cette route peut se dégrader au bout de dix ans si elle reçoit 120 grumiers chargés chaque jour.

Ce qui, de toute évidence, ne sera pas le cas. C’est dans cet esprit qu’un appel a été lancé aux populations riveraines, véritables bénéficiaires de l’infrastructure, pour qu’elles s’impliquent dans son entretien en ne détruisent pas les panneaux de signalisation, entre autres exemples.

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