(BFI) – Initialement prévue pour le mois de décembre 2023, l’injection dans le réseau électrique des 60 premiers mégawatts (MW) du barrage de Nachtigal, infrastructure énergétique d’une capacité de 420 MW en construction dans la région du centre du Cameroun, aura finalement lieu le 24 février 2024. L’information a été révélée le 25 janvier 2024 à Yaoundé par le ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba, au cours d’un conseil de cabinet.
L’injection annoncée des premiers MW du barrage de Nachtigal dans le réseau interconnecté Sud (RIS), qui regroupe six régions sur les 10 que compte le Cameroun, devrait permettre de réduire ou de diminuer les rationnements de l’énergie électrique actuellement observés dans le pays, en raison de l’étiage. Cette période de sécheresse est généralement caractérisée par la baisse du niveau des eaux dans les barrages, avec pour conséquence la réduction des débits engendrant un déficit de production de l’énergie électrique.
Selon Eneo, le distributeur exclusif de l’énergie électrique au Cameroun, le déficit qui engendre les délestages actuels est principalement le fait du barrage de Memve’éle (211 MW de capacités). La production y a dégringolé ces dernières semaines, apprend-on, à cause du faible débit des eaux en période d’étiage sur le Ntem, fleuve sur lequel l’infrastructure est construite.
A attendant la construction d’un barrage de retenue pour la régularisation des débits sur ce fleuve en période de sécheresse, comme le prévoit le gouvernement, le déficit de production engendré par le phénomène d’étiage sur Memve’ele devrait être résorbé dès l’année 2025. Ceci, en raison de la disponibilité de la totalité des 420 MW du barrage de Nachtigal, annoncée pour le mois de septembre 2024.