Le barrage de Memve’élé livre ses 80 premiers mégawatts sur les 211 attendus

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Gaston-Eloundou-Essomba

(BFI) – Le 16 avril 2019, au terme d’une série de tests effectués trois jours plus tôt, le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a présidé sur le site abritant le barrage hydroélectrique de Memve’élé, dans la région du Sud du Cameroun, une cérémonie dite de « mise sous tension » de cette infrastructure énergétique, dont la mise en service est attendue depuis 2017.

Cette « mise sous tension », a-t-on appris, permet à cette infrastructure d’une capacité de production de 211 MW, d’injecter 80 premiers mégawatts dans le réseau interconnecté Sud, au profit des ménages et des entreprises.

Initialement annoncée pour la fin de l’année 2018, puis pour le premier trimestre 2019, cette opération effectuée à partir de la ville de Mbalmayo (la ligne de transport Mbalmayo-Yaoundé n’est pas encore construite) a finalement eu lieu le 16 avril dernier.

En clair, alors que sa mise en service est attendue depuis 2017, pour augmenter de plus de 200 MW les capacités de production du pays, le barrage de Memvé’élé ne joue toujours pas pleinement son rôle dans la lutte contre le déficit énergétique ambiant au Cameroun. La faute au retard pris dans la construction de la ligne de transport de 300 km, qui sépare la localité de Nyabizan (site du barrage) à Yaoundé, la capitale du pays.

Au regard de l’état d’avancement des travaux de construction de la ligne de transport, notamment entre la ville de Mbalmayo et la capitale, les responsables du projet Memvé’élé annoncent désormais la mise en service définitive au cours de l’année 2020, soit 8 ans après le lancement des travaux de construction du barrage.

Investissement d’un montant de près de 450 milliards de FCFA, l’aménagement hydroélectrique de Memvé’élé est cité dans un rapport de la Banque mondiale, comme étant l’un de ces projets camerounais, dont les coûts sont deux à six fois supérieurs à ceux de projets similaires, réalisés dans les pays ayant le même niveau de développement que le Cameroun.

Par Bouba Yankréo

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