La valeur des ressources mobilisées par des entités africaines sur le marché international de la dette est en recul en 2019

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Dette

(BFI) – La valeur des ressources mobilisées par des entités publiques comme privées d’Afrique subsaharienne sur le marché international de la dette a reculé au terme des 9 premiers mois de l’année 2019 en cours, une première depuis 2015. Selon des données collectées par l’Agence Ecofin, près de 30 milliards $ avaient été mobilisés dans ce secteur par des entités africaines au terme des trois premiers trimestres de 2018. Un record pour la période depuis l’an 2000.

Pour 2019, seulement 19,9 milliards $ ont été sur le marché international de la dette et même en réajustant avec les opérations qui se sont effectuées entre septembre et le mois d’octobre 2019, le montant dépasse à peine les 30 milliards $. On note aussi que le nombre d’émetteurs a reculé. Depuis janvier 2019, seulement 18 émetteurs ont sollicité le marché, contre 26 entre janvier et octobre 2018.

Cette timidité de l’Afrique subsaharienne sur le marché international des capitaux (de la dette) peut ne pas se comprendre, surtout qu’actuellement plus de 26% de la dette mondiale, y compris une récente dette de la Grèce toujours en difficultés économiques, se négocient à des taux zéro, voire négatifs. Mais les choses risquent d’être différentes en 2020.

De nombreux projets de lois de finances des pays de la région prévoient d’importants déficits, qu’il faudra compenser. Aussi, plusieurs emprunts internationaux effectués dans les périodes antérieures arrivent à maturité entre 2020 et 2021, et pourraient faire l’objet de restructuration, via l’émission de nouveaux titres.

Enfin, dans un environnement mondial aux perspectives de croissance révisées à la baisse, l’Afrique subsaharienne apparait comme une exception avec plusieurs de ses économies sur des lignes de croissance à plus de 5%.

En attendant, l’année risque d’être mauvaise pour les banques d’investissement qui structurent le recours des entités africaines aux emprunts internationaux. Selon des indicateurs fournis par Refinitiv, le service base des données du groupe Reuters, les 42 institutions qui opèrent sur ce segment au profit de l’Afrique, ont encaissé globalement 57,3 millions $ sur les 9 mois s’achevant fin septembre 2019. Des revenus en repli de 38% comparés à ceux de la même période en 2019. 

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