La Loi de finances 2019 suscite de « fortes inquiétudes » chez les opérateurs du secteur privé camerounais

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Célestin TAWAMBA

(BFI) – Le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), représentant le secteur privé, vient de s’exprimer sur la Loi de finances 2019. Cette loi, selon Célestin Tawamba (photo), président du Gicam, « tout en donnant quelques motifs de satisfaction, suscite de fortes inquiétudes ».

Le président du Groupement déclare : « nous exprimons de fortes inquiétudes au sujet de la hausse de la pression fiscale, du fait de l’instauration de multiples autres taxes, notamment dans les secteurs brassicoles, des tabacs, et sur toutes les importations, pour ne citer que ces cas. Bien plus, s’y ajoutent d’autres mesures qui ne garantissent pas les droits des contribuables, à l’instar des modalités de délivrance de l’attestation de non-redevance. Une correspondance portant notre appréciation de la Loi des finances 2019 a été adressée au ministre des Finances ».

Pour le Gicam, il est à craindre en effet que la mise en œuvre en l’état de certaines dispositions de cette Loi de finances, soit de nature à discréditer l’amorce du rétablissement du climat de confiance entre le ministère des Finances et le secteur privé. 

Néanmoins, indique Célestin Tawamba, le secteur privé a relevé des motifs de satisfaction dans ladite Loi de finances 2019, qui visent à améliorer le climat des affaires. Il s’agit notamment de la rationalisation de la déclaration pré-remplie, l’automatisation de la délivrance du sursis de paiement en phase de contentieux administratif, l’accroissement de la durée de validité du sursis de paiement, la mise en place du système de la décision anticipée et la prise en compte de la bonne foi dans la fixation des amendes en matière douanière.

Par Omer Kamga

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