La compagnie camerounaise d’électricité, Eneo fait un bénéfice net de 4,3 milliards en 2017

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(BFI) – 4,3 milliards FCFA. C’est le bénéfice net sur lequel la société de production et de fourniture d’électricité opérant au Cameroun, Eneo, a clôturé son bilan financier pour l’année 2017. Une hausse considérable d’un peu plus de 1,7 milliard par rapport au bilan de l’exercice 2016, qui avait été clôturé sur une note positive d’un bénéfice de 2,5 milliards de francs CFA.

Selon le rapport financier de l’entreprise, qui vient d’être rendu public, bien qu’il soit « relativement intéressant », ce résultat est davantage le fait d’une « meilleure performance de l’activité financière, notamment les dotations aux amortissements, les provisions financières et les frais financiers ». Un bémol cependant, le rapport financier 2017 fait état d’une baisse de 2,7 milliards de francs CFA sur le résultat d’exploitation, laissant percevoir le peu de rentabilité pour l’exercice finissant de sa principale activité (production et distribution de l’énergie électrique).

Une baisse qu’Eneo explique par un surcroît de ses charges d’exploitation, ses dépenses ayant augmenté de 31,5 milliards de francs CFA entre 2016 et 2017, tandis que ses revenus ne connaissaient qu’une augmentation de 28,7 milliards de francs CFA dans la même période.

Pour Eneo les bénéfices…

Toujours est-il qu’à Eneo, on fait des bénéfices. Une très bonne chose, notamment pour les Camerounais qui y sont employés. Mais on ne peut pas en dire autant de ses millions d’usagers directs et indirects dont le bilan se chiffre plutôt en termes de journées, voire semaines et mois sans électricité, avec des impacts considérables sur leurs activités –pour la plupart l’activité qui leur permet de survivre est tributaire de la disponibilité en temps réel de l’énergie électrique- dans le meilleur des cas, ou d’appareils électroniques et électroménagers irrémédiablement grillés, sans compter les habitations et entreprises incendiés, avec parfois des morts d’hommes à la clé.

Par Christian Trésor Adong Baliaba

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