La CEA et le Cameroun veulent consolider leur cadre de collaboration dans le secteur industriel

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(BFI) – Le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique du Cameroun – Gabriel Dodo Ndoke – et le Directeur du Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) – Antonio Pedro – viennent d’affirmer leur volonté de travailler en étroite collaboration pour la transformation structurelle de l’économie du Cameroon, sous-tendue par une stratégie d’industrialisation inclusive et dynamique.

Les deux personnalités ont eu une session de travail ce 24 juin 2020 à Yaoundé pour revisiter le cadre de la collaboration entre leurs deux institutions, particulièrement sur le rôle clé que doit jouer le Plan de Développement Industriel (PDI) du Cameroun dans la transformation structurelle du pays. La CEA fournit déjà un appui technique pour la mise-à-jour et exécution dudit Plan.

Les échanges entre le Ministre Dodo Ndoke, M. Pedro et leurs collaborateurs ont porté sur plusieurs domaines liés au développement industriel du Cameroun en particulier et de l’Afrique centrale, en général.

D’entrée de jeu, les deux personnalités ont évoqué la pertinence de l’Initiative « Pharma » de la CEA qui vise à accompagner les pays africains dans la facilitation de l’approvisionnement en produits pharmaceutiques essentiels dans la lutte contre le COVID-19 dans l’immédiat ainsi que le renforcement des capacités productives des industries pharmaceutiques locales encore embryonnaires, dans le long terme. .

« Le Cameroun importe plus de 90% de ses produits pharmaceutiques – ce qui indique que le pays dispose d’un marché local énorme dont le secteur productif local en collaboration avec l’ordre des pharmaciens et autres parties prenantes de la pharmacopée traditionnelle devraient tirer profit pour l’essor d’une chaîne de valeur locale intégrée et compétitive » a indiqué M. Pedro.

Selon le haut fonctionnaire de la CEA, le développement de l’industrie pharmaceutique locale est une opportunité certaine r pour l’insertion du pays dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Ces efforts sectoriels figurent en bonne place dans la stratégie nationale de mise en œuvre de la ZLECAf du Cameroun pour laquelle la CEA a accompagné le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT).

Selon le Ministre Dodo Ndoke, « les propositions de la CEA sur l’industrie pharmaceutique tombent à point nommé dans la mesure où le Président de la République du Cameroun vient d’autoriser des actions spéciales, ciblées et conditionnées par la crise de COVID-19 parmi lesquelles le développement de l’industrie pharmaceutique figure en pole position ».

Dans un tour d’horizon, le Directeur de la CEA a aussi évoqué les défis que rencontrent différents secteurs économiques au Cameroun avant d’esquisser quelques idées de solution à la problématique de l’industrialisation durable et inclusive du pays en se basant sur le cas spécifique de l’agriculture et du textile.

M. Pedro a souligné le rôle que peuvent jouer les zones économiques spéciales et autres clusters industriels dans l’émergence d’une industrie compétitive. Il a attiré l’attention du Ministre sur le concept de « triangle de croissance Kribi-Edéa-Douala » promu par la CEA en collaboration avec le ministère pour accélérer la mise en œuvre du PDI à travers une approche de zonage pilote.

Les économistes du Bureau pour l’Afrique centrale de la CEA postulent que de par leur proximité et dotations en ressources humaines et naturelles attractives, les villes de Douala, Edéa et Kribi, espacées d’une centaine de km chacune, présentent un potentiel collectif indéniable pour le développement d’un cluster industriel pilote.

Les économistes du Bureau de l’Afrique centrale de la CEA affirment que par leur proximité et leurs dotations attractives en ressources humaines et naturelles, les villes de Douala, Edea et Kribi, espacées d’environ une centaine de kilomètres dos à dos, ont un indéniable potentiel collectif pour le développement d’un cluster industriel pilote. C’est notamment le cas grâce au volume d’investissements dans les infrastructures qu’elles concentrent ainsi qu’à leur position stratégique dans la promotion du commerce sous-régional.

M. Pedro a indiqué que c’est sur le même ordre d’idées que le Gouvernement sénégalais a créé le Triangle de prospérité de Dakar-Thiès-Mbour, reconnu comme une zone économique spéciale durable et réussie.

Les efforts de la CEA pour un rapprochement CEEAC-CEMAC pour un Plan Directeur d’Industrialisation et de Diversification économique unique et consolidé pour l’Afrique centrale (PDIDE) ont été salués par le Ministre Camerounais qui a encouragé le renforcement de liens entre ces interventions au niveau régional et les efforts d’industrialisation au niveau national. Le PDIDE/Afrique centrale devra être fédérateur en termes des grandes lignes directrices pour les plans nationaux des Etats membres, a-t-il souligné.

Le Ministre et son hôte ont décidé de finaliser dans les plus brefs délais, un cadre de collaboration entre leurs deux instances pour un appui au développement industriel du Cameroun pour lequel la CEA pourra mobiliser d’autres partenaires techniques et financiers et plus particulièrement les Agences du système des Nations Unies.

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