La Beac santionne deux banques camerounaises à une amende de près de 120 millions de francs Fcfa.

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(BFI) – Ce sont la Bicec et le Bgfi. Elles ont été amendées pour violation de la réglementation sur le change

Un peu plus de 120 millions de FCFA. C’est le montant de l’amende que la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le Crédit (Bicec) et la BGFI ont reçu chacune récemment pour violation de la réglementation sur le change. Selon des sources crédibles, la filiale de Bpce et la BGFI Bank ont été sanctionnées pour violation de la réglementation sur le change. De quoi s’agit-il ? « Avec la nouvelle règlementation, l’exécution des ordres de transfert de devises, c’est 48h. Les banques ont tendance à maintenir leurs devises à l’étranger pour pouvoir spéculer. Nous à la banque centrale, nous connaissons le niveau des devises qu’il y a dans ces banques. Lorsque ces dernières sollicitent auprès de nous pour des montants qu’elles ont pourtant, nous les rejetons car c’est suspect de venir demander ce qu’on a déjà. La Bicec et la BGFI Bank se trouvent dans ce cas de figure », confie une source à la Banque centrale.

Au mois de décembre dernier déjà, la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac)  a infligé des sanctions aux managers de cinq établissements bancaires au Cameroun. C’était au terme de sa session du 22 septembre 2018. Abbas Mahamat Tolli, président de la Cobac, par ailleurs gouverneur de la Banque centrale commune aux six Etats de la sous-région, a notamment épinglé Alphonse Nafack, directeur général d’Afriland First Bank. Il  a reçu un avertissement de la Cobac pour non-respect des normes prudentielles et violation de la réglementation sur le change.

Isong Udom de United Bank for Africa, Gwendoline Nzo-Nguty Abunaw d’Ecobank Cameroun, et Waidi Loukoumanou de BGFIBank Cameroun ont également écopé de sanctions similaires.  La violation des normes prudentielles et le non-respect de la réglementation sur le change ont aussi été imputés à André Alexis Megudju, directeur général du Crédit communautaire d’Afrique, une ancienne microfinance qui a reçu l’agrément de la Cobac à l’exercice de la profession bancaire en mars 2017.

Pour résoudre le problème de traitement des demandes de devises, la Beac affirme avoir créé une cellule en charge spécialement des changes. Au niveau de la direction nationale est passée de deux mois à 48h. Ce qui oblige les banques à ne plus garder les devises à l’étranger sauf si elles veulent spéculer. Selon la Banque centrale, «pour la plupart, ces établissements s’inscrivent en marge de la réglementation applicable», en s’illustrant par des «manquements qui entachent les opérations de transferts», et brillent par le «non-rapatriement des recettes d’importation par le canal de la Banque centrale».

Par Elise Nguélé

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