La Banque publique CNCE renaît de ses cendres et devient Banque Populaire de Côte d’Ivoire

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Banque populaire

(BFI) – la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne de Côte d’Ivoire (CNCE) a changé de dénomination. Elle est désormais la Banque Populaire de Côte d’Ivoire. Après la période trouble qu’elle a traversée, cette entreprise est de nouveau sur les rails mais dans de nouveaux habits, avec une nouvelle identité et de nouvelles ambitions.

L”ex-Caisse Nationale des Caisses d’Epargne s’appelle désormais Banque Populaire de Côte d’Ivoire (BP).  Pour le lancement officiel de ce rebranding, toute la team managériale de cette entreprise était face à la presse ce mardi 05 Novembre à l’auditorium de la CGECI à Abidjan.

« Nous avons le plaisir de vous annoncer officiellement que la CNCE s’appelle désormais la Banque populaire de Côte d’Ivoire avec une nouvelle signature (partout, proche de vous), un nouveau logo et une nouvelle couleur », a déclaré M. Issa Fadiga, le directeur général de la banque, face à la presse.

A cette occasion le Directeur Général, Issa Fadiga, a expliqué que ”l’objectif de ce changement de nom est de mieux refléter la vision de la nouvelle équipe dirigeante mais aussi l’expertise et l’accessibilité d’une entreprise implantée en Côte d’Ivoire”.

Bientôt, dira-t-il, les clients pourront bénéficier d’un réseau bancaire optimisé avec le renforcement, au plan financier, des fonds propres soutenus à hauteur de 53 milliards Fcfa par l’Etat de Côte d’Ivoire, ce qui permet l’octroi de crédits et l’accompagnement des petits commerçants et artisans.   

En effet avec un actionnariat détenu à 100% par l’Etat ivoirien, la Banque Populaire de Côte d’Ivoire a un capital social de 40 milliards de FCFA.  Pour la petite histoire, c’est en octobre 2004 que l’ex-Caisse d’Epargne et des Chèque postaux (CECP) devient Caisse nationale des Caisses d’Epargne (CNCE) avec une augmentation du capital à 25 milliards de FCFA. Puis obtient l’agreement bancaire par arrêté n°1184/MEFDGTCP/DT/SDAMB en décembre 2009.  Mais en Juin 2015 elle est mise sous administration provisoire par la Commission Bancaire. Et deux ans plus tard, en Mai 2017, le Gouvernement adopte un plan de recapitalisation. D’où la nomination en 2018 d’un nouveau Directeur Général et l’injection de 53 milliards de FCFA.  Un nouveau comité de direction est mis en place avec une rééducation du personnel (247 départs volontaires), la fermeture de 45 agences, la nomination d’un Conseil d’Administration et la reprise des activités de crédits dans un environnement de risques maitrisés.

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Issa Fadiga, Directeur Général de la Banque Populaire de Côte d’Ivoire

En 2019, le Conseil d’Administration a officiellement pris fonction et des comités spécialisés de cession d’immobilisation hors exploitation ont été mis en place. Et depuis le 02 novembre 2019, l’ex-CNCE a officiellement changé d’identité pour devenir Banque Populaire de Côte d’Ivoire (BP) avec ses nouveaux attributs (logo, couleur, valeurs, signature).  La Banque Populaire c’est, selon le Directeur Général, ” une meilleure gestion des risques avec notamment une amélioration significative du portefeuille crédit et la redéfinition d’une nouvelle stratégie commerciale axées sur les classes populaires et classes moyennes ainsi que sur les PME auxquels nous octroyons des crédits”. 

En terme de bilan, le Directeur général révèle même que sa banque finira l’année sur une note positive avec 302 000 clients actifs, un total dépôt de 110 milliards de FCFA et 55 milliards de FCFA de crédits. C’est donc bien parti pour la Banque Populaire de Côte d’Ivoire, ”le seul établissement bancaire qui propose des cars mobiles équipés de distributeurs automatiques” qui fonctionnent comme de vraies agences et qui vont sillonner les contrées les plus reculés du pays pour aller vers les clients. 

La transformation interne, marquée entre autres par une revue des procédures de la banque, a conduit à une réduction des effectifs avec le départ en 2018 de 247 personnes, ce qui permet aujourd’hui à la Banque populaire d’économiser sur les salaires 1,5 milliard Fcfa chaque année.

La redéfinition de la nouvelle stratégie client, à en croire M. Fadiga, est axée sur les classes populaires, les classes moyennes et les Petites et moyennes entreprises (PME) auxquelles la banque octroie aujourd’hui des financements.

Après le redressement, l’ex-Caisse nationale des caisses d’épargne, qui a connu une thérapie aux fins de sortir du rouge, affiche un re-branding total de sa marque. Et ce, dans l’optique de reconquérir la confiance des clients.

Placide Onguéné   

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