La Banque mondiale assure les agriculteurs Camerounais

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Fatou Assah
Fatou Assah, responsable en charge du projet assurance indicielle pour le compte de la SFI

(BFI) – Le lancement officiel des activités du projet d’assurance agricole indicielle au Cameroun a eu lieu le vendredi 02 août dernier. Cette assurance agricole basée sur les indices, utilise des paramètres objectifs et transparents comme le niveau des précipitations et ne nécessite pas de visites coûteuses sur le terrain pour vérifier les pertes.

Dans un contexte où le changement climatique devient de plus en plus préoccupant, l’existence d’une assurance permettant de protéger son revenu des aléas météorologiques est primordiale. En effet, selon l’Organisation des nations unies, 9 catastrophes sur 10 sont maintenant liées au climat, et les catas­trophes qui auront lieu au cours des 20 prochaines années devraient croître en nombre et en intensité. L’assurance indicielle, aussi appelée assurance paramétrique ou indexée, permet de répondre à ce besoin.

À cet effet, la Société financière internationale (SFI), membre du groupe de la Banque mondiale, a signé des accords de don de près de 270 millions de FCFA avec deux compagnies d’assurance camerounaises, Activa Assurance et AXA Cameroun. Ceci dans l’optique d’aider de dizaines de milliers d’agriculteurs et éleveurs camerounais, notamment dans les filières coton, maïs, sorgo et bétail, à bénéficier d’une couverture d’assurance abordable.

En présidant ce lancement officiel, Gabriel Mbairobe, ministre de l’Agriculture et du Développement rural a indiqué que, « l’assurance indicielle présente des avantages nombreux pour les agriculteurs, notamment la stabilisation des revenus, qui deviennent moins dépendants des conditions climatiques, ou encore l’amélioration de l’accès au financement, puisque les assurances climatiques peuvent sécuriser les crédits de campagne ou l’achat d’intrants ».

Fatou Assah (photo) en charge de ce projet d’assurance pour le compte de la SFI a pour sa part déclaré « qu’il est indéniable, de nos jours, que l’assurance indicielle influence la façon dont nous abordons la résilience et le changement climatique. Cela est particulièrement vrai pour le Cameroun, où l’agriculture reste vulnérable aux chocs climatiques ».

Dans le cadre de ce projet pilote de 2 ans, les compagnies d’assurance mettront à disposition des équipes spécialisées pour participer aux activités de renforcement des capacités, développer des produits d’assurance agricole supplémentaires et distribuer ces produits aux agriculteurs et éleveurs, notamment dans les filières coton, maïs, sorgho et bétail, via des intermédiaires comme les faitières des associations de producteurs, coopératives, fournisseurs d’intrants agricoles, banques commerciales et autres établissements de microfinance.

La SFI et ses partenaires ont pour objectif d’émettre, d’ici à fin 2020, plus de 135 000 contrats d’assurance agricole indicielle, qui permettront à près de 700 000 ménages agricoles de couvrir leurs exploitations, d’avoir accès aux intrants et de compenser les baisses de rendement en cas de sinistre.

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