La BAD va financer trois importants projets d’infrastructures au Cameroun

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Construction continues on a new road being built in Durban

(BFI) – L’annonce a été faite le 14 février 2019 au cours d’une audience que le Premier Ministre a accordée aux responsables locaux de l’institution conduit par Souleymane Kone, le chef du bureau Cameroon de la BAD.

La Banque africaine de développement s’engage à financer trois projets de grande envergure au Cameroun.

Le Premier projet concerne la suite des travaux de construction de la Ring Road. Cette route va permettre de désenclaver les bassins de production agricole de la région du Nord-Ouest. Cette route va faciliter le commerce transfrontalier avec le Nigeria.

Autre projet, celui de connexion électrique entre le Tchad et le Cameroun. Ce projet vise la réalisation d’une ligne de transport électrique de 700 km entre Ngaoundéré et Maroua, au Cameroun, et Ndjamena, au Tchad. Il est également prévu une bretelle de 250 km entre Maroua (Cameroun), Mogrom et Ndjamena (Tchad).

Les études pour l’extension du Chemin de fer Camerounais, de Ngaoundéré vers le Tchad, sont le troisième projet pour lequel la BAD est prête à disposer des financements au Cameroun.

Une coopération qui date

Ce sont trois projets d’infrastructure qui entrent ainsi dans le portefeuille de la Banque Africaine de Développement au Cameroun. La BAD a ainsi retenu trois projets ayant un caractère intégrateur. La BAD a déjà financé 26 projets au Cameroun. Il s’agit de 25 projets du portefeuille de l’Etat et un projet du secteur privé. Les responsables locaux de la BAD au Cameroun effectuaient ainsi une prise de contact avec le Premier Ministre Joseph Dion Ngute.
Au sortir de cette entrevue, Solomane Koné a réitéré face à la presse l’engagement de son institution à accompagner le Cameroun dans la réalisation de ces projets intégrateurs.

En novembre dernier, la BAD avait approuvé un prêt de 17,96 millions d’euros destiné à la construction de la «Road», une boucle routière 365 kilomètres à fort potentiel agricole. «Le projet inclura aussi, avait alors expliqué l’institution financière, le support institutionnel pour le secteur des transports et les activités connexes comme le développement de routes rurales, la réadaptation d’infrastructures socio-économiques pour améliorer les conditions de vie des jeunes et des femmes.»

En juillet 2017, des documents relatifs aux études de faisabilité du projet de chemin de fer entre le Tchad et le Cameroun avaient été signés par les deux pays et la Banque, pour une ligne d’environ 1.000 kilomètres pour coût estimé à quelque 2,3 milliards d’euros.

Par Rémy Ngassana

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