Investissements publics en 2020 : Priorité aux infrastructures et à la production

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(BFI) – En augmentation cette année, le budget alloué au financement de certains projets devrait permettre l’amélioration des conditions de vie des populations et par là, la croissance.

Il est actuellement en cours de diffusion dans les différents supports médiatiques. Le journal des projets à réaliser dans l’ensemble des dix régions avec le budget d’investissement public (BIP) est disponible depuis quelques jours. Ce budget qui se chiffre à 1 496 milliards de F connaît une hausse par rapport à l’année dernière. Une hausse qui permet au BIP d’atteindre à nouveau la barre des 30% tel que recommandé par le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi.

« Dans la dynamique de renforcement du processus de la décentralisation en matière d’investissement, après l’augmentation de 53,4% enregistrée en 2019, les ressources transférées en investissement connaissent un accroissement de 6,1% au titre de l’exercice 2020, nonobstant la baisse des ressources internes affectées à l’investissement public», renseigne le communiqué de presse signé de Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat).

En fait, le BIP cette année sera davantage investi dans les secteurs des infrastructures et de la production (69%) mais aussi de la santé (7%). Ainsi donc, on devrait assister à l’achèvement et la mise en service des projets de première génération ou encore de ceux inscrits dans les plans d’urgence et triennal spécial jeunes ou ayant trait aux préparatifs du Chan 2020 et de la Can 2021. « L’élaboration du BIP 2020 découle des préoccupations contenues dans la Stratégie nationale de développement du Cameroun, dans la seconde phase de la Vision 2035.

De même, le BIP 2020 contribuera à traduire de manière concrète la mise en œuvre des recommandations du Grand dialogue national, notamment en ce qui concerne la reconstruction des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et le renforcement de la décentralisation », relève le Minepat. Le secteur privé n’a pas été oublié. Le gouvernement compte renforcer en effet des infrastructures appropriées pour son développement et accorder des appuis nécessaires. Reste maintenant le défi de la bonne exécution de ce budget.

Au cours de la restitution en septembre 2019 des statistiques de l’exécution du BIP par le Comité national de suivi de l’exécution physico-financière de cet outil de financement, son taux d’exécution au premier semestre 2019 était de 42%. Les retards enregistrés dans les procédures de contractualisation des projets, le non-respect des plans de passation des marchés, la maturation insuffisante de certains projets, étaient entre autres obstacles à surmonter.

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