Hydroélectricité: Lom Pangar permet la construction d’une dizaine de barrages sur la Sanaga

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Lom Pangar
Les centrales telles que Nachtigal, Grand Eweng, Songmbengue, Kikot … pourront voir le jour grâce à l’apport énergétique de Lom Pangar de 6 000 MW sur les 12 000 MW potentiels du bassin de la Sanaga.

L’Etat camerounais est engagé depuis quelques années dans des projets hydroélectriques. On parle ces derniers temps des projets tels que Nachtigal qui permettra de produire 420 MW, ou même de Grand Eweng (1800 MW).  Tous ces projets ont été rendus possibles grâce à la construction du barrage de Lom Pangar, considéré comme le pivot de la production hydroélectrique au Cameroun, expliquent les experts de Electricity development corporation, l’entité qui pilote ce projet. Selon ces derniers, la mise en service du barrage réservoir de Lom Pangar rend possible la construction d’une bonne dizaine d’aménagements hydroélectriques sur la Sanaga. A côté des centrales en cours de réalisation ou imminentes tels que Nachtigal et Grand Eweng, il faut compter les centrales programmées, à l’instar de Song Dong (380 MW), Kikot (958 MW), Song Mbengue (1200 MW), Noun Wouri (1028 MW).

Mis en eau partiellement en septembre 2015, le barrage de Lom Pangar est en effet le régulateur du débit de la Sanaga. On estime à 6 000 mégawatts l’apport énergétique de Lom Pangar sur les 12 000 MW potentiels du bassin de la Sanaga. Selon les experts d’EDC, le débit régulé sur la Sanaga à Song Loulou et Edéa, avant la mise en eau partielle du barrage de Lom Pangar en septembre 2015, variait en saison sèche (de décembre à juin) entre 750 et 850 m3/s grâce aux barrages réservoirs de Mbakaou (2,5 milliards), Bamendjin (1,8 milliards mètre-cube) et Mape (3,2 milliards mètre-cube). « La production électrique s’en retrouvait pénalisée car les centrales de Song Loulou et de Edéa ont besoin d’au moins 1050 m3/s pour pouvoir produire au maximum de leur capacité », témoignent-ils.

La production annuelle de Song Loulou et Edéa pour l’année 2015 a été estimée à 4 500 Gwh, avec un débit régulé en saison sèche de 850 m3/S. Le remplissage partiel de Lom Pangar à 3 milliards de m3 en 2016 fait remonter le débit régulé moyen durant toute la période de la saison sèche à 1020 m3/s à l’entrée de Song Loulou. La production annuelle de Song Loulou et Edéa pour l’année 2016 est de ce fait remontée à 4 900 Gwh soit un surplus de 400 Gwh provenant directement du remplissage partiel de la retenue de Lom Pangar à 3 milliards m3. « Cet apport énergétique supplémentaire a contribué de manière efficace à la réduction des délestages tout en garantissant un tarif d’électricité très compétitif », soutien EDC.

Avec le remplissage total du barrage de Lom Pangar à hauteur de 6 milliards de mètre-cube en 2017, le débit observé en saison sèche à Song Loulou a été en moyenne de 1 200 m3/s, bien supérieur au débit d’équipement de la centrale de Song Loulou qui est de 1040 m3/s. La production annuelle de Song Loulou et Edea pour l’année 2017 est estimée à 5 100 Gwh contre 4 500 Gwh en 2015.

EcoMatin

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