Gros investissements dans les projets d’Eau et d’Énergie au Cameroun

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(BFI) – Selon les données de la Direction Générale du Budget au Ministère des Finances, plus de 44% du budget de l’enveloppe de 2 616 milliards de FCFA levée sur différents marchés par l’État camerounais, entre fin 2010 et début 2019 ont été captés par le secteur d’Eau et d’Energie.

Placé en tête des secteurs ayant le plus bénéficié des financements publics depuis 2010 au Cameroun, devant celui des infrastructures routières, le volet Eau et Energie ne semble pourtant pas se montrer la hauteur de la cagnotte reçue, sur le terrain des réalisations concrètes. Robinets asséchés, population sans eau ni courant électrique, tel est le quotidien des Camerounais qui chaque jour qui passe tire le diable par la queue dans le domaine.

Or, selon les répartitions qui viennent de la Direction Générale du Trésor du Ministère des Finances, trois domaines ont, à eux seuls, capté 72,5 % de l’enveloppe de 2 616 milliards de FCFA levée sur différents marchés par l’État camerounais, entre fin 2010 et début 2019. Il s’agit de l’Eau, de l’Energie, et des infrastructures routières.

Le secteur Eau et Energie à lui tout seul, s’en tire avec plus de 44% de cette enveloppe, du fait de la construction des Barrages hydro électriques, tels que : Lom Pangar, Memvé’élé et Mekin. Barrages dont on peine encore aujourd’hui à voir l’impact réel sur la vie de chaque jour.

Idem pour le secteur des infrastructures routières, dont aucun chantier à ce jour, n’a encore été livré à la pleine mesure des attentes formulées à son endroit. Conséquence, la situation générale du pays sombre un peu plus chaque jour qui passe, et avec lui, le destin des milliers de Camerounais.

Outre ces secteurs, d’autres ont bénéficié au cours de la même période de ces fonds mobilisés sur le marché des capitaux par l’État, notamment, les projets miniers (un peu plus de 3 %), les infrastructures portuaires (2,6 %), les projets agricoles (1,5 %) et le secteur des télécoms (0,6 %).

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