Foncier, agriculture et élevage en débat au Gicam

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Célestin TAWAMBA

(BFI) – Mardi 22 octobre 2019 à Douala, le Groupement inter-patronal du Cameroun a initié une concertation entre le gouvernement et le secteur privé à l’occasion de la « Journée du foncier, de l’agriculture et de l’élevage »

Les ministres des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, Henri Eyebe Ayissi, de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobé, étaient hier, 22 octobre, au siège du Gicam à Douala, à la faveur de la « Journée du foncier, de l’agriculture et de l’élevage ». Ils présentaient chacun les nouvelles orientations gouvernementales de leurs secteurs et recueillaient les préoccupations du secteur privé.

Quelles sont les dynamiques et les reformes récentes dans le foncier, l’agriculture et l’élevage au Cameroun ? Quelles perspectives portent-elles pour les entreprises et le développement des chaines de valeurs agro-industrielles ? Telles sont les questions auxquelles ont tentés de répondre les membres du gouvernement camerounais en charge de ces secteurs, dans la capitale économique du Cameroun.

Pour le président du Gicam, Célestin Tawamba (Photo), si l’économie camerounaise est à la croisée des chemins du fait d’un contexte détérioré par de nombreuses crises, un environnement des affaires difficiles… qui ralentissent sa croissance, il s’agit, de concert avec le gouvernement, « de restaurer les grands équilibres et créer les conditions d’un regain durable des activités, rechercher des pistes de nouveaux relais de croissance économique durable et équitable pour le pays ».

Premier à passer devant le secteur privé, Gabriel Mbaïrobé a présenté les défis et les opportunités de l’agriculture. Entre autres, pouvoir assurer la sécurité alimentaire, approvisionner les industries en matières premières, créer des emplois, etc. Sacré challenge que les investisseurs doivent relever en s’appuyant sur les opportunités offertes, au rang desquelles la mise à disposition de milliers d’hectares de terrain, la production de plants, la mécanisation agricole, etc. Le Dr Taïga, quant à lui, a mis l’accent sur les atouts de notre élevage (agro-écologie, importance du cheptel, réseau hydrographique, qualité des sols…), et d’appelé le privé à investir dans les infrastructures, la transformation et le conditionnement, avec en ligne de mire, réduire à sa plus simple expression le déficit alimentaire de notre pays. Mais comme l’ont à juste titre rappelé les différents intervenants, le foncier a un rôle majeur et central à jouer.

Occasion pour Henri Eyebe Ayissi de présenter les dernières réformes foncières, avec leur lot d’incitations pour un partenariat gagnant-gagnant entre le gouvernement et le secteur privé. « La terre est un important facteur de production, principal socle des investissements dans le cadre d’une économie réelle, elle est disponible, faisons-en bon usage », a-t-il tenu à dire. D’où l’important effort de modernisation entrepris dans la gestion foncière, domaniale et cadastrale pour promouvoir la mise en place des projets de développement porteurs de croissance et d’emplois dans les secteurs prioritaires de notre économie, notamment l’agriculture et l’élevage. Des échanges enrichissants sont venus clore près de cinq heures d’une belle rencontre. Des propositions, appelées à être approfondies, ont été émises. On retiendra entre autres la tenue d’une table-ronde de l’agriculture, une fiscalité adaptée à l’agriculture et à l’élevage, la création d’un guichet unique des transactions agro-industrielles et d’une société financière du monde rural, etc.

Omer Kamga

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