Eric d’ARGENTRÉ, Directeur Général Perenco Cameroun

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Eric-DARGENTRE

(BFI) – Entré chez Perenco en 1995, Éric a développé un parcours riche d’expériences variées, voire exceptionnelles. Directeur de filiale pendant plus de 15 ans, en Turquie, en Amérique latine et au Royaume-Uni, il prend la direction Opérations du groupe de 2014 à 2016, avant de repartir en filiale. Au Cameroun, qu’il dirige depuis 2016, ce passionné de sport est fier d’avoir participé à transformer l’essai du FLNG et redémarrer l’activité forage du groupe. 

Quel est ton cursus ? Pourquoi avoir choisi Perenco ?

J’ai un cursus atypique chez Perenco, démarré à Lyon, et poursuivi à Aberdeen avec un BSc Mechanical Engineering à l’université Robert Gordon, dans le cadre d’un programme Erasmus. Je m’y suis beaucoup plu, j’ai donc décidé de poursuivre par un Master of Sciences Offshore Engineering, diplôme pétrolier équivalent à l’IFP. 

Ce choix a définitivement signé mon entrée dans ce secteur d’activité. Après mes études et mon service militaire, j’ai donc postulé auprès de plusieurs compagnies pétrolières et parapétrolières. J’ai été reçu pour un entretien chez Perenco et 10 jours plus tard, le DRH me proposait de partir au Gabon. J’ai immédiatement accepté son offre, malgré le fait que je n’avais pas de passeport. J’ai dû en obtenir un en un week-end ! Trois jours plus tard, j’étais sur ma plateforme d’affectation….

Quel est ton parcours chez Perenco ?

Je suis resté 4 ans au Gabon, d’abord comme ingénieur production, puis en tant que chef de site, principalement sur le FSO Banio. A l’époque, nous étions isolés, il y avait très peu de moyens de communication, ce qui nous imposait une organisation différente.

En 2000, j’ai rejoint Paris comme ingénieur activation puits pendant 5 mois, avant de partir pour la RDC, suite au rachat des actifs de Total-Fina, comme directeur des opérations, en rotation. Je suis rentré la veille de mon mariage et je suis reparti quelque mois plus tard, en couple, en expatriation au Gabon en tant que directeur projets.

En 2003, j’ai été nommé directeur général de la filiale en Turquie, à 31 ans, poste que j’ai occupé pendant 3 ans et demi. J’ai ensuite changé de continent et pris la direction de l’Amérique du Sud, où j‘ai été successivement directeur général de la Colombie et de l’Equateur. Cette dernière expérience a été très particulière compte tenu du contexte politique, mais dans un environnement géographique magique.

En 2009, j’ai été muté à Londres comme directeur régional de l’Amérique latine, « région » élargie à la Turquie et l’Iraq… Cette mission a duré deux ans, période pendant laquelle je me suis beaucoup déplacé, avant d’être nommé directeur général de la filiale anglaise au moment du rachat des champs à gaz et à huile de BP ; expérience passionnante qui a consisté à intégrer de nouveaux actifs.

En 2014, j’ai pris le poste de directeur des opérations du groupe, au siège, que j’ai occupé pendant 2 ans. Enfin, j’ai été nommé directeur général de la filiale du Cameroun en 2016, poste que j’occupe depuis 2 ans et demi. 

Peux-tu nous présenter ta filiale ? Quels sont ses grands projets ?

Perenco est présent au Cameroun depuis 1993, nous fêtons sa 25e année. Nous sommes actuellement le premier producteur de pétrole et de gaz aux côtés de notre partenaire, la Société Nationale des Hydrocarbures du Cameroun (SNH), avec qui nous entretenons des relations de confiance, instaurées par notre fondateur, Hubert Perrodo, dans un respect mutuel, tendus vers une réussite commune.

Quels sont tes missions et les enjeux de ta fonction ?

A mon arrivée au Cameroun, ma principale mission a consisté à mener à bien le projet du FLNG, la première usine de liquéfaction flottante dans le monde, résultat d’une conversion d’un méthanier, dont les accords avaient été préalablement signés. Pour ma part, j’ai piloté les projets techniques, notamment la phase de commissioning, jusqu’à son inauguration le 31 mai dernier.

Depuis mon arrivée, je me suis également concentré sur les campagnes de forage, pour convaincre nos partenaires de notre légitimité à opérer nous-mêmes nos appareils, et sur nos projets d’acquisition et de développement de nouveaux champs.
Enfin, j’ai beaucoup œuvré, avec toute mon équipe, à rétablir un climat social positif ; le pays ayant été particulièrement impacté par la dernière crise pétrolière.

Perenco.com

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