En 2020, Total mettra à l’eau son navire ravitailleur au GNL

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(BFI) – Le Groupe français Total souhaite accompagner la transition du secteur maritime vers des énergies moins polluantes. Et pour ce faire, elle vient d’annoncer qu’elle se fera livrer en février 2020, son premier grand navire-citerne de gaz naturel liquéfié (GNL) pour ravitailler des navires commerciaux. La société prévoit déjà de ravitailler les navires de la société française de transport maritime CMA-CGM, pendant au moins dix ans, via le nouveau navire.

Pour réduire ses émissions, le secteur maritime se convertit doucement au gaz naturel liquéfié (GNL). Total souhaite se positionner pour approvisionner en carburant ces nouveaux navires, moins polluants que ceux alimentés en fioul lourd. Vendredi 18 octobre, le groupe français a annoncé la mise à l’eau de son premier bateau avitailleur en GNL de très grande capacité.

Le navire a été réalisé par le constructeur chinois Hudong-Zhonghua Shipbuilding. Il est long de 135 m, possède une capacité de stockage de 18 600 m3 et surtout est conforme à la décision de l’Organisation maritime internationale de limiter considérablement la teneur en soufre des combustibles marins à partir de 2020.

Les navires commerciaux qui fonctionnent au GNL permettent de réduire considérablement les émissions globales de la marine marchande, avec une diminution des émissions de soufre et des particules fines de 99 %, d’oxyde d’azote de 85 % et de gaz à effet de serre d’environ 20 %.

Pour Momar Nguer, président de Total Marketing et Services, « le développement de ce type de navire est essentiel pour permettre au GNL de devenir un combustible marin largement utilisé ».

Des technologies françaises de réservoirs

Bien que construit en Chine, les technologies de réservoirs innovantes de cette mastodonte fluviale ont été fournies en revanche par l’entreprise française GTT. Le navire avitailleur est lui-même propulsé au GNL et il est équipé d’un système de rétention du gaz évaporé par reliquéfaction. “Il bénéficie d’une grande manoeuvrabilité qui lui permettra d’opérer dans tous les ports et terminaux envisagés”, ajoute Total.

La construction du navire a été décidée après la signature d’un contrat d’affrètement sur le long terme entre Total et le transporteur maritime japonais Mitsui O.S.K Lines (MOL) en février 2018. Positionné dans les eaux d’Europe du Nord, le navire avitailleur approvisionnera notamment neuf méga-porte-conteneurs de l’armateur français CMA CGM, à hauteur de 300 000 tonnes par an et ce pendant au moins dix ans. Les navires commerciaux CMA CGM sont destinés à assurer des liaisons entre l’Europe et l’Asie.

Transition du fioul lourd vers le GNL

“La construction de ce navire avitailleur GNL est en ligne avec la décision de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) de limiter drastiquement le taux de soufre dans les carburants marins dès 2020”, justifie le groupe Total. En août, à l’occasion du G7, le président français Emmanuel Macron avait également annoncé plusieurs engagements pour limiter les émissions de gaz à effet de serre chez les transporteurs maritimes.

Selon Total, le GNL permet de réduire d’environ 20% les émissions de gaz à effet de serre, de 99% les émissions de soufre et de particules fines et de 85% les émissions d’oxydes d’azote. Avec un portefeuille de 40 millions de tonnes de gaz commercialisées par année à l’horizon 2020, Total revendique la deuxième place mondiale dans le GNL derrière Shell.

Félix Victor Dévaloix

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