Editorial : Vers une sortie de crise en Europe

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(BFI) – Oui, enfin les vingt-sept pays membres de l’Union européenne ont su faire taire à la première heure, hier matin, leurs désaccords concernant la question essentielle du plan de relance de leurs économies que frappe durement la pandémie du coronavirus. Une victoire collective remportée au siège de l’Union, à Bruxelles, au terme d’un marathon diplomatique inédit qui a vu les dirigeants du Vieux continent s’écharper cinq longs jours et nuits durant sur les mesures à prendre pour sortir d’une crise dont le pire, à savoir l’implosion pure et simple de la communauté européenne, menaçait de surgir.

Certes, rien n’est encore véritablement joué sur la scène européenne car les Etats dits « frugaux », c’est-à-dire farouches partisans d’une rigueur financière qui aurait freiné voire même bloqué le rebond de l’économie continentale, n’ont certainement pas renoncé à faire entendre la voix de l’austérité, mais les leaders de cette communauté que sont l’Allemagne d’Angela Merkel et la France d’Emmanuel Macron ont confirmé, tout au long de ce sommet, une entente stratégique qui devrait favoriser à très court terme la relance de l’économie. Et cet accord aura à coup sûr des conséquences positives pour l’Europe tout entière.

Mais en réalité pas seulement pour elle car si les vingt-sept pays membres de l’UE n’avaient pas réussi à s’accorder, l’on peut être certain que leurs partenaires extérieurs, en Afrique notamment, en auraient subi durement les effets. Avec une remise en question des appuis financiers que l’Europe apporte aux pays émergents, une réduction aussi forte que durable des échanges commerciaux entre les deux continents, une aggravation du drame humain que provoquent les migrations sauvages vers les côtes européennes, un regain plus ou moins visible des tensions entre Etats qui ont marqué les siècles précédents.

Au-delà du signal clair, fort, que l’accord obtenu à Bruxelles envoie aux peuples européens, la mise en place du plan de relance ainsi acquis est d’ores et déjà perçue chez nous, en Afrique, comme la preuve très concrète que le pire ne sortira pas, comme on pouvait le craindre, de la pandémie du Covid-19 et que, par conséquent, l’Union européenne reste un partenaire fiable avec lequel il sera possible de travailler dans les mois et les années à venir. Enfin donc l’espoir revient d’un futur plus serein, moins incertain !

Félix Victor Dévaloix

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