Droit de transit : le pipeline Tchad-Cameroun génère plus de 24 milliards de FCFA au trésor public en 2018

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(BFI) – La Société nationale des hydrocarbures (SNH) a annoncé, jeudi par voie de communiqué, que 24,36 milliards de francs CFA représentant le droit de transit du pétrole tchadien à partir du pipeline Tchad-Cameroun ont été reversés dans les caisses de l’Etat pour les dix premiers mois de l’année. Pour ce qui est des enlèvements du pétrole brut, l’on a enregistré un volume cumulé de 33,90 millions de barils de pétrole brut, contre 30,052 millions de barils au cours de la même période en 2017.

Le droit de transit des hydrocarbures via le pipeline Tchad/Cameroun, entre janvier et octobre, a généré un revenu de 24,36 milliards de F CFA (environ 37,14 millions d’euros) côté camerounais, selon les chiffres publiés à l’issue de la deuxième session annuelle du «Comité de suivi, instance de supervision du Comité de pilotage et de suivi des pipelines (CPSP)». La rencontre a eu lieu mardi, 27 novembre, à Yaoundé, au siège de la Société nationale des hydrocarbures (SNH).

Ces résultats sont en hausse par rapport aux données enregistrées à la même période en 2017, soit 22,94 milliards de FCFA (environ 34,97 millions d’euros). «Les revenus au titre de droit de transit connaissent ainsi une hausse significative, en raison essentiellement de l’augmentation des quantités de pétrole brut transportées sur la période considérée», explique Adolphe Moudiki, président du Comité de pilotage et de suivi des pipelines.

D’après le CPSP, un volume cumulé de 33,90 millions de barils de pétrole brut a été enlevé au terminal KK1 entre janvier et octobre 2018, contre 30,05 millions de barils de pétrole brut au cours de la même période en 2017.

Le pipeline Tchad/Cameroun couvre une distance de 1080 km – dont environ 900 au Cameroun – et permet de transporter le pétrole produit dans le sud du Tchad vers le terminal Komé-Kribi 1 (KK1) – Sud-Cameroun – dans le golfe de Guinée, d’où il peut être exporté.

L’infrastructure est gérée côté camerounais par Cameroon Oil Transportation Company (COTCO), filiale du groupe pétrolier américain ExxonMobil; et côté tchadien par Tchad Oil Transportation Company (TOTCO) qui appartient au même groupe.

Un taux revalorisé

Rappelons qu’en application des dispositions de l’avenant n°2 de la convention d’établissement de la Cameroon Oil Transportation Company (Cotco), opérateur du pipeline Tchad-Cameroun, le taux du droit de transit a été actualisé le 30 septembre 2018, passant de 1,30 dollar US à 1,32 dollar US par baril.

Ce taux actualisé est appliqué sur les quantités de pétrole brut enlevées au terminal KK1 depuis le 1er octobre 2018, et ce jusqu’au 30 septembre 2023, date de la prochaine actualisation dudit taux.

Le pipeline Tchad-Cameroun permet de transporter le pétrole produit dans le sud du Tchad vers le terminal Komé-Kribi I – terminal maritime situé au large de la ville côtière de Kribi (Sud-Cameroun) – dans le golfe de Guinée, d’où il peut être exporté. L’infrastructure a été mise en service le 24 juillet 2003 et couvre une distance de 1080 km, dont environ 900 au Cameroun.

Le pipeline est exploité côté camerounais par Cameroon Oil Transportation Company (COTCO) et côté tchadien par Tchad Oil Transportation Company (TOTCO), deux filiales du groupe pétrolier américain ExxonMobil.

Le Cameroun a fait le choix, depuis l’entrée en service du pipeline, de négocier un taux fixe de frais de transit par baril «pour avoir une source de revenu sûre plutôt que d’être à la merci des prix parfois volatiles du pétrole», justifie ExxonMobil dans un document officiel consacré au pipeline.

«Les frais de transit appartiennent à 100% au Cameroun et ne sont pas partagés avec les autres partenaires du pipeline», ajoute le groupe pétrolier.

Par Rémy Ngassana

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