Développement de l’Afrique : Le filon de la transformation

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Motaze

(BFI) – Transformer plus localement, importer moins sont entre autres actions que doivent mettre en œuvre les pays africains pour une meilleure santé économique.

Le Palais des Congrès de Yaoundé accueille depuis hier la troisième réunion du comité technique spécialisé de l’Union africaine sur les finances, les affaires monétaires, la planification économique et l’intégration. Elle est présidée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, avec à ses côtés le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey et le commissaire aux affaires économiques à la Commission de l’Union africaine, Victor Harison.

Le thème des assises qui s’achèvent le 8 mars prochain est : « Politique publique pour une transformation productive ». Les experts venus d’une vingtaine de pays africains doivent répondre à une question essentielle : « Comment accélérer la transformation productive en Afrique» ou plutôt, quelles sont les politiques publiques à mettre en œuvre pour accompagner la transformation productive ? Le Cameroun, pays hôte, a commencé par parler de son expérience.

Par la voix de Louis Paul Motaze, les participants apprendront que la transformation productive est en marche au Cameroun, par la mise en œuvre de sa stratégie nationale d’industrialisation. A ce jour donc, « grâce aux réformes menées pour améliorer l’environnement des affaires, le secteur privé camerounais est résilient et capable d’accélérer le processus national de transformation productive à travers le développement industriel », dira le ministre des Finances.

Car ce qu’il faut dire c’est que sur le plan global, la situation n’est guère reluisante, mettant l’Afrique au banc de touche du commerce mondial (à peine 3% en 2016). Avec un secteur industriel embryonnaire, les produits manufacturiers insuffisants par rapport à la demande, les importations massives, la réflexion sur la transformation productive mérite d’être menée, indique Victor Harison.

« L’accélération du développement du secteur productif africain est essentiel pour que le continent puisse jouir de cette décennie de croissance et atteindre les objectifs de 2063. Il faut transformer plus. Il faut également des infrastructures régionales adaptées, un environnement commercial favorable et incitatif… », va poursuivre le commissaire aux affaires économiques.

La rationalisation des communautés économiques régionales reste aussi un impératif. Au cours des assises de Yaoundé, les experts devront donc dire comment les politiques peuvent contribuer à booster la transformation productive. Pour Louis Paul Motaze, « le retard économique de l’Afrique est connu de tous et est d’autant plus pernicieux que bizarrement, l’Afrique a 30% des ressources naturelles du monde. Comment faire donc pour transformer ? C’est le grand enjeu ».

CT

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