Cyrus NGO’O contraint DIT à solder les droits du personnel

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Cyrus Ngo'o
Cyrus Ngo'o, directeur général du Port autonome de Douala
(BFI) – L’avenir est problématique pour les employés de Douala International Terminal (DIT), filiale camerounaise de Bolloré, dont la concession de 15 ans s’achève le 31 décembre prochain au terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri.

« Face à l’obstination de Douala International Terminal à refuser de liquider les droits du personnel avec la fin imminente de l’entreprise DIT et de son départ du terminal à conteneurs, Cyrus Ngo’o [DG du PAD, NDLR] a convoqué les responsables de cette entreprise à une réunion d’urgence cet après-midi [17 décembre, NDLR]», indique en effet l’Autorité portuaire de Douala (PAD), dans une note publiée le 17 décembre.

La même source poursuit : « Il leur a demandé de prendre des dispositions utiles, et ce dans les meilleurs délais, pour résoudre tous les problèmes pendants relatifs au personnel ». Cyrus Ngo’o a par ailleurs rassuré les délégués du personnel quant à leur situation. Le DG du PAD a ainsi donné des instructions fermes au directeur des ressources humaines pour prendre les mesures nécessaires pour la préservation des emplois. « Dans le cadre de la fin de concession de DIT, de notre point de vue, l’application des lois et règlements en vigueur en République du Cameroun, et notamment l’article 42 du Code du travail, doit conduire à un transfert de l’ensemble du personnel à la Régie du terminal à conteneurs [RTC, nouvellement créée par le PAD pour remplacer DIT, NDLR], sauf avis contraire du salarié. La pratique récente des fins de concession, s’agissant par exemple de CDE (transfert de personnel à Camwater), le confirme », raisonne le PAD.

L’autorité portuaire ajoute : « Si l’article 42 du Code du travail ne devait pas s’appliquer, nous organiserons dès début janvier une cellule de mobilité afin de pouvoir proposer des offres d’emploi, au Cameroun ou dans le réseau, à nos collaborateurs, afin de pallier un éventuel licenciement. De fait, dans cette seconde hypothèse, l’ensemble du personnel DIT resterait employé au moins pendant la durée de la cellule de mobilité, soit au moins jusqu’à fin janvier [2020, NDLR] ».

Pour l’heure, DIT ne s’est pas encore officiellement prononcé sur la situation de ses 440 employés. Car, la filiale de Bolloré continue de contester son départ du port de Douala-Bonabéri, estimant qu’elle doit pouvoir bénéficier d’une rallonge de quatre ans (jusqu’en 2023), selon des accords qu’elle aurait signés avec le PAD en 2017. Ce que l’autorité portuaire réfute.

En outre, DIT a récemment obtenu de la justice camerounaise, la suspension du processus ayant conduit à l’adjudication du suisse Terminal Investment Limited (TIL) en septembre dernier, comme nouvel exploitant du terminal à conteneurs de Douala.

Vaincu devant les tribunaux, le PAD s’est alors appuyé sur le décret présidentiel du 24 janvier 2019, réorganisant l’entreprise, pour créer sa propre régie déléguée (RTC) pour gérer son terminal à conteneurs pour une durée d’un an, renouvelable. Cette régie entre en activité, à partir du 1er janvier 2020.

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