Conférence des ministres africains des finances : un conclave pour le développement du continent

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Les pays membres de la Commission économique pour l’Afrique (Cea) ont rappelé la nécessité de compter sur les propres ressources du continent pour ne pas rater la quatrième révolution industrielle instaurée par le numérique. C’est sur cette prise de conscience et un élan d’engagement qu’ils se sont séparés au terme de la 52ème Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique qui vient de prendre fin à Marrakech, la ville ocre du Maroc.

La 52ème Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique qui avait convoqué la réflexion sur « La politique budgétaire, le commerce et le secteur privé à l’ère du numérique : Une stratégie pour l’Afrique », a vécu. Techniciens, responsables étatiques, organismes internationaux de développement, entre autres, ont convenu de la nécessité de miser davantage sur les ressources africaines pour sortir le continent l’ornière.

En conférence de presse de clôture, Mme Giovanni Biha, Secrétaire exécutive adjointe de la CEA de lancer : « l’Afrique ne peut pas rater la quatrième révolution industrielle qu’est le numérique ». A son avis, le continent est dans l’obligation de se doter des moyens pour aller vers des taux de croissance à deux chiffres, essentiel pour le développement.

Avant de souligner qu’il y a l’expertise et les connaissances au niveau du continent qui peuvent mieux être utilisées et qu’au niveau du numérique, il faut que les pays africains se dotent de stratégies volontaristes et ambitieuses.

Plaidoyer pour une législation du numérique

Dans cette dynamique, Mme Biha plaide pour une meilleure intégration des jeunes dans la décision publique et politique pour absorber les retards sur le numérique.

Dans ce même élan d’optimisme et d’engagement, soutenu par une volonté à aller de l’avant, M. Zouhair Chorfi, Secrétaire général du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan marocain estime que « l’Afrique a des ressources de qualité pour mieux prendre son destin en main ». De cette conférence, il retient une démarche, une volonté et un sens de la responsabilité avec une envie de prendre notre destin en main.

Pour lui, « on ne passe pas d’une croissance de 3% à 9% avec des discours mais avec une vision stratégique ». A son avis, les acteurs qui ont pris part à ces assises de Marrakech n’ont pas réinventé la roue. La déclaration finale de conférence a donné une cohérence et fait savoir que la révolution numérique est une réalité à prendre en charge de manière coordonnée. A son avis, il y a une obligation pour les Etats africains de mettre en place des moyens financiers pour une digitalisation réussie.

Dans ce contexte du numérique, il juge crucial l’apport des statistiques mais aussi des médias. A son avis, les Africains sont capables de créer une nouvelle dynamique dans laquelle la question des médias est centrale à l’ère du numérique.

Par Placide Onguéné

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