Changement climatique : La Banque mondiale double son budget et promet 200 milliards de dollars sur 5 ans

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(BFI) – Au premier jour de la COP24, la Banque mondiale a annoncé dimanche 2 décembre le doublement de son budget sur la période 2021-2025 pour aider les pays en développement dans la lutte pour le climat. Environ 200 milliards de dollars vont être mobilisés pour faire face au changement climatique, a annoncé l’institution.

Le groupe de la Banque mondiale a annoncé ce 3 décembre en marge de l’ouverture de la Cop 24 qui se tient à Katowice, en Pologne, la mobilisation de 200 milliards de dollars afin de lutter contre le changement climatique dans les pays en développement sur la période 2021 – 2025. Cette enveloppe qui est le double de ce que l’institution a promis en 2016-2020

La Banque mondiale indique qu’elle apportera 100 milliards de dollars de financements directs, le reste étant devant provenir de deux agences du groupe pour un tiers et deux tiers de financements privés.

Alors que les financements concernant le climat se concentrent en majorité sur les actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment sur le développement des énergies renouvelables, la Banque mondiale a décidé d’insister pour son plan 2021-2025 sur le soutien à l’adaptation aux effets des dérèglements climatiques. “Nous devons combattre les causes mais aussi permettre de nous adapter aux conséquences qui sont souvent les plus dramatiques pour les plus pauvres du monde”, a commenté Kristalina Georgieva, la directrice générale de la Banque mondiale. Ainsi, “pour la première fois”, la moitié des 100 milliards de dollars de fonds directs de la Banque seront consacrés à la mise en place de projets d’adaptation.

Augmentation du niveau des mers, inondations, sécheresses… Face aux effets dévastateurs des aléas climatiques qui les frapperont de plus en plus, les besoins des pays en développement sont énormes pour construire des digues, surélever des habitats ou mettre en place des systèmes d’alerte météo. “Même si nous pouvons limiter le réchauffement à +2°C, nous savons que les besoins d’adaptation seront très importants dans des pays comme le Tchad, le Mozambique et le Bangladesh”, a noté John Roome. “Si nous ne réduisons pas les émissions et ne mettons pas en place des mesures d’adaptation maintenant, il y aura 100 millions de personnes supplémentaires vivant dans la pauvreté d’ici à 2030”, a-t-il insisté. Et le nombre des “migrants climatiques” pourrait se multiplier, pour atteindre 143 millions d’ici à 2050 en Afrique, Asie du Sud et Amérique latine.

Les quelque 200 pays réunis à Katowice en Pologne jusqu’au 14 décembre doivent finaliser les règles d’application de l’accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement à +2°C, idéalement +1,5°C, par rapport à l’ère préindustrielle.

Par Placide Onguéné

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