Cemac : aucun risque de dévaluation du Fcfa selon le gouverneur de la BEAC

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(BFI) – Au sortir de la 3ème session du Comité de politique monétaire (CPM) de la BEAC, pour l’année 2018, tenue le 31 octobre 2018 dans la capitale camerounaise, le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), le Tchadien Abbas Mahamat Tolli (photo), a de nouveau coupé court aux rumeurs sur une probable dévaluation du franc CFA.

Rien actuellement ne justifie une nouvelle dévaluation du Fcfa ou alors aucun risque d’une dévaluation de cette monnaie n’existe pas actuellement. C’est ce qu’a fait savoir le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) lors de la 3e session de son comité de politique monétaire mercredi dernier à  Yaoundé.

D’après lui, la situation économique de la Cemac et ses fondamentaux met cette monnaie à  l’abri d’une nouvelle dévaluation. Voilà pourquoi a-t-il fait savoir que cette question n’était pas à  l’ordre du jour du sommet de N’Djamena.

Contrairement à  l’année 1994 date de la dévaluation du Fcfa, 2018 présente de bonnes prévisions de croissance. Celles-ci sont à  1,7% tandis qu’elles sont à  plus de 3% en 2019. Abbas Mahamat Tolli a rappelé qu’en 1994, la Cemac était les pays de la Cemac était en récession avec un taux de croissance de -1%. De plus, le sommet de la cemac de 2016 a évacué la question de l’ajustement monétaire dans la zone Franc, pour permettre aux pays d’Afrique centrale d’adhérer au programme du Fonds monétaire international (FMI).

Programmes déjà  conclus par quatre Etats (Cameroun, Gabon, Tchad et RCA), et en cours de conclusion avec un des deux derniers pays encore à  la traîne. Le gouverneur de la Beac a fait savoir que l’implémentation de ces programmes.

Mais aussi des mesures d’ajustement des politiques monétaire et budgétaire, prises respectivement par la BEAC et les Etats, ont entrainé des effets positifs sur les économies de la zone CEMAC. Elles ont contribué à  éloigner le spectre d’une dévaluation du franc CFA.

Par Omer Kamga

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