Ceeac-Cemac : Avancées vers l’harmonisation

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Le tarif extérieur commun et le code des douanes des deux entités objets d’un atelier régional ouvert à Douala.

 

Valider deux instruments importants d’harmonisation de la Ceeac (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale) et de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) : le code des douanes et le tarif extérieur commun.

Objectif autour duquel travaillent de nombreux experts réunis depuis ce lundi 24 septembre à Douala, dans le cadre d’un atelier régional prévu jusqu’au 1er octobre prochain. Atelier organisé par le Comité de pilotage de la Rationalisation des communautés économiques régionales en Afrique centrale (Copil/Cer-Ac), et qui porte sur la validation des rapports provisoires des études sur le tarif extérieur commun et le code des douanes Ceeac/Cemac.« Cette harmonisation est importante pour permettre à ces organisations sous-régionales d’accomplir leur mandat d’intégration régionale en Afrique centrale, qui est un des mandats-clés de la Banque africaine de Développement », a expliqué Solomone Kone, responsable-pays de la Bad au Cameroun après l’ouverture des travaux. Une intégration dont l’accélération est souhaitée, en raison de ses effets sur la croissance économique.

« Le code des douanes et le tarif extérieur commun vont permettre d’accélérer l’évolution du marché sous-régional », va préciser M. Kone. A ce jour, diverses barrières persistent sur la voie de ladite intégration. Elles ont été rappelées à l’occasion des travaux ouverts à Douala : le problème d’infrastructures, dans certains cas, l’absence de volonté politique, etc.

« Nous sommes dans un processus de rationalisation de deux communautés, la Cemac et la Ceeac (… ) Les pays de la Cemac appartiennent à plusieurs communautés, et notamment à deux unions douanières, ce qui ne favorise pas le développement de l’intégration régionale », a pour sa part expliqué Patrice Libong Badjan, coordonnateur du secrétariat technique du Copil/Cer-Ac.

D’où, encore une fois, la nécessité d’harmoniser. « Il est question de protéger l’industrie naissante des Etats de la sous-région », ajoutera M. Libong Badjan.

 

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