Cameroun : le service de la dette publique à fin juin s’établit à 301,1 milliards FCFA, soit un taux d’exécution de 57%

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Selon la note de l’exécution budgétaire que vient de publier le ministère des Finances (Minfi), le service de la dette publique du Cameroun s’établit à 301,1 milliards FCFA au premier semestre 2018 contre 165,5 milliards FCFA au premier semestre 2017, soit une hausse de 135,7 milliards (+82%) en glissement annuel.

Cependant, indique la note, par rapport aux 527,5 milliards FCFA prévus au premier semestre 2018, le taux d’exécution du service de la dette publique au Cameroun est de 57,1%.

Dans le détail, le service effectif de la dette publique extérieure du pays se chiffre à 170,8 milliards FCFA à fin juin 2018 contre 88,9 milliards FCFA à fin juin 2017, soit une augmentation de 81,9 milliards (+92,1%). Son taux de réalisation est pratiquement de 100% et il n’y a pas d’accumulation d’arriérés sur la dette extérieure.

Les paiements au titre de la dette intérieure, quant eux, progressent de 53,8 milliards FCFA (+70,3%), passant de 76,5 milliards à fin juin 2017 à 130,2 milliards à fin juin 2018, principalement du fait de l’amélioration de l’apurement des arriérés intérieurs. Cependant, par rapport aux 356,5 milliards FCFA prévus au premier semestre 2018, le taux d’exécution de ces paiements est seulement de 36,5%.

La BAD appelle les investisseurs canadiens à se tourner vers l’Afrique

La Banque africaine de développement (BAD) adoube les entreprises canadiennes en Afrique. En visite de travail au Canada, le président de l’établissement financier panafricain, Akinwumi Adesina, a invité les entreprises canadiennes à saisir les opportunités d’investissements en Afrique. Le Canada reste un partenaire privilégié de la BAD qui est à la recherche de nouveaux mécanismes de placements modernes et efficaces pour mieux couvrir les besoins de financements des pays africains en infrastructures.

Au cours d’une réunion avec 80 représentants de la Chambre de commerce Canada-Afrique à Toronto, Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD), a encouragé les entreprises canadiennes à se tourner davantage vers l’Afrique pour investir.

«Le Canada ne doit pas manquer au tableau des investissements en Afrique. Il est temps de changer la vision à travers laquelle l’Afrique est perçue et de faire une distinction claire entre les risques perçus et les risques réels », a déclaré Adésina, rapporté par l’agence de presse ghanéenne, la GNA.

Le Président de la BAD s’est exprimé dans le cadre d’une réunion avec 80 représentants de la Chambre de commerce Canada-Afrique à Toronto, en prélude du Forum sur l’investissement en Afrique (AIF) à organiser par la BAD et prévu du 7 au 9 novembre à Johannesburg, en Afrique du Sud. La rencontre devrait rassembler des fonds privés et des fonds d’investissement du monde entier, des fonds souverains et des entreprises du secteur privé pour ce qui est considéré comme un marché transactionnel destiné à combler le déficit en infrastructures de 70 à 170 milliards de dollars.

Selon un communiqué de la banque panafricaine, les discussions avec les représentants de la Chambre de commerce Canada-Afrique ont été centrées sur les options d’investissement et de financement en Afrique. Les intervenants se sont penchés de manière critique sur les synergies permettant de soutenir l’emploi des jeunes et l’accès au financement par les femmes entrepreneures en Afrique.

La BAD innove

A la tête de la BAD, Adesina essaie d’innover. Il a notamment annoncé une opération de titrisation synthétique d’un milliard de dollars au National Press Theatre du Canada. Par ce choix, la BAD devient la première banque multilatérale de développement (BMD) à utiliser ce mécanisme de financement innovant. « L’Afrique a les meilleures opportunités, les plus grandes ressources naturelles et la population la plus jeune du monde. Mais nous avons aussi les déficits d’infrastructures les plus persistants au monde. La Banque africaine de développement a pour stratégie de combler ces lacunes en matière de financement des infrastructures », a précisé Adesina.

Le Canada, un bailleur historique de la BAD

L’appel lancé par le président de la BAD aux entreprises canadiennes lors de sa visite du 17 au 20 Septembre dernier est compréhensible sachant que le Canada est parmi les contributeurs majeurs de la Banque africaine. Le pays nord-américain est membre de la  Banque africaine de développement depuis décembre 1982 et a contribué à toutes les augmentations générales de capital de la Banque. Il se classe à la quatrième place des contributeurs non africains du groupe. A la fin de l’année 2016, le pays de Justin Trudeau avait une souscription supérieure à 3 milliards de dollars dans le capital de la BAD.

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