Cameroun- BAD : Les projets financés au Cameroun passés en revue par les experts

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Cameroun-BAD

(BFI) – L’institution financière continentale est revenue sur les liens de coopération avec le Cameroun au cours de la 44ème revue trimestrielle, ce qui a permis d’évaluer les projets de développement.

Le Cameroun et la Banque africaine de développement ont évalué leur coopération le 26 avril 2019 à Ebolowa dans le Sud dont l’objectif selon la BAD vise l’amélioration de la performance des projets, et la densification du portefeuille en vue d’un partenariat fructueux et plus efficace dans l’atteinte des objectifs de développement.

Sous la présidence du gouverneur du Sud représentant le ministre de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat), du responsable pays de la banque au Cameroun, et les membres des cellules d’exécution des projets financés par la Bad au Cameroun. L’objectif visé est l’amélioration de la performance des projets et densifier le portefeuille en vue d’un partenariat fructueux et plus efficace dans l’atteinte des objectifs de développement.

Il est question à cet effet de permettre aux différents projets de maintenir le contact, de faciliter les échanges entre la Bad et les projets, d’évaluer l’évolution et l’état d’avancement des travaux des projets tant sur le plan qualitatif que quantitatif. A l’instar du projet « dorsale à fibre optique d’Afrique centrale », « Central African Backbone » qui est une initiative prise par les chefs d’état de la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) au cours du sommet tenu en mai 2007 à Ndjamena au Tchad. Il s’agit d’un réseau de télécommunications régional constitué de connexions terrestres à fibre optique reliant plusieurs pays d’Afrique centrale. Celui-ci devant fournir à la région, un accès haut débit numérique au réseau mondial à partir des points des câbles sous-marins.

Pour Solomane Kone, responsable pays de la banque au Cameroun, « le nombre d’opérations approuvées pour le Cameroun est passé de 23 à 33 entre mai 2018 et avril 2019. Ceci, pour un engagement total de 1902 milliards de Fcfa, contre une valeur de 1121 milliards de Fcfa en mai 2018. Les secteurs de la gouvernance, de l’énergie et des transports ont connu les augmentations les plus significatives et en droit ligne avec le Dsce au Cameroun. La banque apporte un appui en vue de financer le programme d’appui à la compétitivité et la croissance économique pour des montants respectifs de 118 milliards de Fcfa en 2017 et de 98.4 milliards de Fcfa en 2018 ».

Si d’importantes améliorations ont été remarquées, notamment en termes de qualité du portefeuille, de nombreux défis restent encore à relever, en particulier dans les délais existant entre la date d’approbation et la date de signature des projets, la date d’approbation et la date de mise en vigueur du projet, et entre la date d’approbation et la date du premier décaissement. Pour illustration selon le responsable pays de la banque au Cameroun, « entre l’approbation et le 1er décaissement il faut 16,76 mois au Cameroun, alors que le standard entre ces deux étapes est de 06 mois. Il faut noter que l’importance des délais n’est pas sans conséquence au plan budgétaire et financier. En 2018 les engagements s’élevaient à 3950 milliards de Fcfa, sur les emprunts extérieurs dont près de 1590 milliards de Fcfa sur la dette extérieure multilatérale. Il faut noter un retard constaté dans la mise en service des ouvrages, reportent socioéconomiques escomptés les effets. Les causes évoquées sont, la faiblesse de la qualité à l’entrée, notamment de la maturation des projets, les lenteurs dans la passation des marchés, dans le déblocage des fonds de contrepartie et quelque fois la faible qualité des demandes de paiement ». Il faut que ça change.

Pour Félix Nguelé Nguelé gouverneur de la région du Sud, « avec cette rencontre  nous sommes déjà presqu’au même niveau d’information avec les partenaires techniques, d’où l’expression de ma satisfaction. Avec la Bad, nous reconnaissons les efforts même dans la région du Sud pour le financement du  corridor Yaoundé- Brazzaville, pour ce qui est fait avec l’intégration du Gabon et la Guinée-équatoriale. Notamment avec la construction du pont sur le Ntem, le projet dorsale à fibre optique et le câble sous-marin mis en eau à Kribi. Un partenaire de grande valeur pour notre pays ».

Il est alors question d’une responsabilité collective en vue de l’amélioration de la qualité de la vie des populations. C’est ce à quoi le Cameroun et son partenaire ajustent pour un lendemain sans entraves.

Par Omer Kamga

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