BVMAC : Des perspectives rassurantes

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Jean Claude Ngbwa, Directeur Général de la Bvmac, assurera l'intérim jusqu'en fin d'année

(BFI) – Quatre mois après la fusion entre la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale anciennement basée à Libreville et la Douala Stock Exchange, un premier bilan vient d’être dressé par le Directeur Général de la bourse unifiée.

Au cours d’une rencontre avec la presse à Douala la capitale économique camerounaise, Jean Claude Ngbwa (photo), le directeur général de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) a récemment fait le point des quatre premiers mois de fonctionnement de la place boursière sous-régionale. D’après le Directeur général de la BVMAC, c’est un total 48 séances de cotations et 17 valeurs qui ont déjà été cotées, depuis sa première cotation le 5 juillet 2019.

Au titre de place boursière unifiée de la Cemac, « le nombre total de capitaux échangés est de 6 893 actions et 936 645 titres de créances … 48 séances de cotations ont déjà été réalisées, 68 transactions, dont 54 sur le marché des titres de capital et 14 sur le marché des obligations. La totalité des valeurs inscrites à la cote est 17, soit 4 actions et 13 obligations » a indiqué le dirigeant.  Il précise par ailleurs qu’«au 21 octobre 2019, la capitalisation boursière était de 253 milliards de francs CFA au niveau des actions pour un chiffre d’affaires de 158 milliards de francs CFA. Pour le marché obligataire, elle est de 796 milliards de francs CFA pour un chiffre d’affaire de 5,8 milliards de francs CFA ».

Pour le management de la BVMAC ce nouveau marché financier constitue un atout précieux et un instrument de financement au service des économies des six États de la sous-région (Cameroun, Gabon, République centrafricaine, Congo, Tchad, Guinée équatoriale). Et pour y arriver efficacement Jean Claude Nbgwa indique qu’, «il faut ouvrir le marché de capitaux au public pour le rendre accrocheur et crédible auprès des investisseurs ». Dans cette optique, et pour s’arrimer au monde du digital, des cotations à distance à partir des six États sont désormais possibles.

En somme, l’activité boursière connait un rythme normal à Douala où les séances de cotation se tiennent désormais trois fois par semaine. Cette cadence pourrait évoluer pour des séances quotidiennes au fur et à mesure de la densification du marché.

La seconde phase sera celle de la dynamisation de la bourse unifiée

Pour son développement, la BVMAC voudrait compter sur les entreprises publiques d’abord. En effet explique le Directeur général, «Chaque Etat et ses démembrements vont pouvoir placer sur le marché boursier des actions qu’ils détiennent dans plusieurs sociétés. Ce placement va générer de la crédibilité et du bénéfice au point où les opérateurs privés vont comprendre que la bourse reste un moyen essentiel pour le financement de leurs entreprises».

Au reste, le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac), réuni le 2 octobre dernier à Yaoundé, avait adopté le règlement relatif à l’introduction en bourse des participations des États et de leurs démembrements, dans les entreprises exerçant dans la Cemac. Cette disposition est destinée « à accompagner la seconde phase du processus d’unification du marché financier de la Cemac ». Cette seconde phase devant être celle de la dynamisation de la bourse unifiée. Les États membres de la Cemac ont jusqu’au 19 février 2020 pour « procéder à la cession partielle ou totale en bourse de leurs participations dans le capital d’entreprises publiques, parapubliques, ou issues de partenariat public-privé, notamment dans le cadre des programmes de privatisation », selon la disposition sus-évoquée.

Paul NKALA

 

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