Barrage de Memve’ele : belle évolution dans la production de l’eau

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(BFI) – La phase d’essai de cet ouvrage, lancé depuis le 15 avril dernier a permis aux équipements de production d’eau potable de fonctionner à plein régime.

Depuis quelques semaines, les turbines de la station de traitement de l’eau d’Akomnyada et de la Mefou, alimentant Yaoundé, tournent à leurs capacités installées qui sont respectivement de 150 000 et 50 000 m 3 par jour. « Avant le 15 avril, Akomnyada ne pouvait produire qu’entre 120 et 130 000 m3 d’eau quotidiennement, et la Mefou environ 40 000 m3, du fait du déficit en énergie électrique », souligne Joseph Marie Bienvenu Eyafa, directeur régional Yaoundé et agglomération de Camwater. Cette évolution dans la production de l’eau potable pour Yaoundé et ses environs est le fruit de la mise sous tension, depuis le 15 avril dernier du barrage hydroélectrique de Memve’ele.

Un terme technique pour parler de la phase d’essai des installations de cet important ouvrage. « Il est question pour nous de nous assurer que chacun des quatre moteurs fonctionne comme il se doit et jusqu’ici, après les avoir testés un par un, nous sommes satisfaits de leur fonctionnement », affirme Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee). Si on parle de l’impact de l’utilisation progressive de l’énergie électrique produite par Memv’ele sur la production de l’eau potable, c’est que les deux sont étroitement liées.

« Et cela ira en s’améliorant »

Et comme on le dit dans l’imagerie populaire l’absence de l’électricité induit l’absence de l’eau et vice versa. En effet, selon des sources au Minee, environ 60% du déficit de production d’eau étaient liés aux coupures de courant. Mais désormais, grâce à l’énergie électrique provenant de Memve’ele, certaines régions du Réseau interconnecté Sud (RIS), notamment le Centre et le Sud, bénéficieront d’une meilleure qualité d’électricité et donc d’une meilleure continuité du service de l’eau. Ceci dans la mesure où les turbines des stations de pompage tournent à plein régime. « Et cela ira en s’améliorant », poursuit le Minee. Au ministère et même à Camwater, on rassure également quant à la maîtrise de la couleur de l’eau sortant des robinets. « La couleur jaunâtre ou marron tant décriée ces derniers temps était due à la longue stagnation de l’eau dans les canalisations, à causes des coupures. Désormais, la couleur sera normale parce que l’écoulement dans les tuyaux sera plus permanent », indiquent nos sources. Côté énergie électrique, la région du Sud, selon des sources concordantes sur place, est désormais mieux servie. Dans le Centre, les coupures observées ces derniers jours sont, comme expliqué dans un communiqué du Minee, dues aux essais en îlot de Memve’ele. Mais il ne faudrait pas non plus oublier les infrastructures dont la vétusté n’est plus à démontrer, bien que le renouvellement soit en cours.

En termes de résultats induits de cette phase de rodage, en attendant la finalisation de la ligne de transport en cours de construction, les économies liées aux charges d’exploitation sont considérables. A ce jour, trois centrales thermiques (Ebolowa, Mbalmayo et Ahala) sont à l’arrêt. Celle d’Oyom-Abang tourne quasiment au ralenti, ce qui permet de faire des économies de l’ordre de 30 millions de F par jour. « Cet argent est réinjecté dans les réseaux du Nord et de l’Est, pour accroître leur autonomie », explique Gaston Eloundou Essomba.

Par Omer Kamga

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