AccueilFinanceConjonctureAu Cameroun, les milieux économiques commencent à s'inquiéter, en raison des violences...

Au Cameroun, les milieux économiques commencent à s’inquiéter, en raison des violences post-électorales

-

Depuis la proclamation lundi 27 octobre par le Conseil constitutionnel de la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat, des manifestations de colère dans plusieurs villes ont débouché sur des violences, des dégradations de bâtiments publics ou biens privés et de nombreux jeunes ont été arrêtés, sans qu’aucun bilan encore n’ait pu être confirmé.

Mardi 28 octobre, le ministre de l’Administration territoriale a évoqué de nombreux morts parmi les manifestants qu’il a appelés « assaillants ». Des blessés parmi les forces de l’ordre, mais pas de chiffres. Les organisations de la société civile tentent de centraliser les informations sur les violences, mais aussi sur les arrestations.

Des station service ont été incendiées et des commerces sont fermés. Les transporteurs, pour beaucoup basés dans le nord du pays, ne reprennent pas le travail pour des raisons de sécurité.

Cela pourrait engendrer des difficultés d’approvisionnement, estime Al Hadji Djika, président de l’intersyndicale Union pour le transport. « Si la situation perdure, automatiquement, il y aura des pénuries, en commençant par le carburant, et puis les denrées alimentaires de première nécessité, précise-t-il. Nous restons prudents, nous souhaitons que les transporteurs garent les camions en sécurité en attendant que le ciel s’éclaircisse. »

Face à l’incertitude de la situation politique, les chefs d’entreprises sont inquiets. « C’est un désastre, surtout pour nous, les petites startups. Le tissu des PME était déjà très fragile, là, tout est à l’arrêt, c’est un manque à gagner complet. L’inquiétude est extrêmement forte, aussi bien pour nos employés que pour nos partenaires. Il est impossible d’effectuer des livraisons à l’heure où on se parle, et c’est le principal revenu de nos chauffeurs qui sont déjà très précaires », déplore Zephirin Jiogo, directeur général de la startup camerounaise Digital Mobility, en charge de transport de personnes et de livraisons.

La plupart des entreprises n’ont que très peu de trésorerie. Un représentant du patronat s’inquiète, les « défauts de paiement arriveront vite », dit-il.

Rédaction
Rédaction
Média multi-support édité par l’Agence Rhéma Service, cabinet de communication et de stratégie basé à Douala, Business & Finance International regroupe des partenaires internationaux issus du monde des médias, des affaires et de la politique, mus par la volonté de fournir une information vraie, crédible et exploitable pour un investissement sûr en Afrique.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici