(BFI) – Le 28 novembre, le ministre Gaston Eloundou Essomba s’est tenu devant les membres de la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée Nationale du Cameroun pour exposer les grandes lignes du projet de budget 2026 de son ministère, le Ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE). L’enveloppe proposée atteint 425,7 milliards FCFA — un signal fort de la volonté gouvernementale de renforcer l’infrastructure hydrique et énergétique du pays.
Le Ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE) du Cameroun a présenté un budget de 425,7 milliards de FCFA pour 2026, défendu par Gaston Eloundou Essomba devant l’Assemblée Nationale, avec une majorité de dépenses en capital (environ 385,5 milliards FCFA) pour investir dans les infrastructures (eau potable, réseaux énergétiques), viser l’accès universel à l’énergie et à l’eau, et soutenir la croissance économique, avec 19 milliards FCFA dédiés aux projets de décentralisation. Les fonds d’investissement viseront notamment à moderniser le réseau de distribution d’eau et d’électricité, à étendre l’accès aux zones rurales et à soutenir des projets structurants comme le réseau d’eau potable autour de la capitale, ou le renforcement des lignes électriques à haute tension.
Dans ledit budget, trois priorités majeures annoncées. Il s’agit du renforcement de l’offre énergétique, l’accroissement de la capacité de production nationale et l’améliorer la distribution et la qualité du réseau. Ce ministère veut aussi réduire les coupures et délestages, notamment dans les zones à forte croissance démographique. Dans la foulée, l’on surfe aussi sur la restauration de l’équilibre financier du secteur électrique.
L’objectif ici, est la mise sur pied d’un secteur énergétiquement performant et financièrement viable. Pour cela, il faut surfer sur l’accélération des investissements dans les infrastructures. Ceci, via la construction et réhabilitation des réseaux d’eau potable, la modernisation des infrastructures énergétiques existantes. Mais aussi, le déploiement de nouveaux projets structurants pour soutenir l’industrialisation du pays. Les Enjeux clés sont de garantir l’accès équitable à l’eau, soutenir la croissance économique, réduire les déficits énergétiques et sécuriser l’avenir de l’électrification au Cameroun. Un budget ambitieux, stratégique et déterminant pour le développement durable du pays.
Ce budget s’inscrit dans un cadre plus large : pour 2026, l’ensemble des finances publiques du Cameroun se hisse à 8 816,4 milliards FCFA, avec une hausse de 14 % par rapport à 2025. L’attribution d’une part substantielle au secteur de l’eau et de l’énergie témoigne de l’importance accordée à ces services essentiels, dans un contexte où le pays cherche à réduire les déficits d’accès à l’électricité et à l’eau potable.
Le projet traduit également les engagements pris en matière d’électrification et d’accès à l’eau, avec des ambitions affichées par le ministère d’augmenter le taux d’accès à l’électricité et à l’eau potable dans les zones rurales et urbaines. Parmi les priorités : la poursuite du remplacement des poteaux électriques en bois par des poteaux en béton, la consolidation des lignes haute tension, ainsi que la finalisation — ou l’extension — des infrastructures d’adduction d’eau pour des villes comme Yaoundé.
Pour les observateurs, l’ampleur de cette dotation traduit une double ambition : d’une part, répondre aux besoins urgents de millions de Camerounais qui manquent encore d’accès fiable à l’électricité et à l’eau potable ; d’autre part, bâtir les fondations de la couverture universelle à moyen terme, en cohérence avec les objectifs de développement national. Toutefois, la balle est désormais dans le camp des parlementaires, appelés à examiner et valider ce budget lors de la prochaine session budgétaire.
En filigrane, ce projet montre que le MINEE entend jouer un rôle central dans la dynamique de redressement économique du pays, en misant sur les infrastructures d’eau et d’énergie — des secteurs clés pour stimuler l’investissement, l’industrie et améliorer les conditions de vie des populations.
Elise Nguélé




