Assemblée annuelle de la BAD : Intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique

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(BFI) – Après deux années de suite passées hors du continent, les assemblées annuelles de la banque africaine de Développement reviennent en Afrique. C’est ainsi que Malabo, la capitale équato-guinéenne abritera l’édition 2019 des Assemblées annuelles de la Bad. C’est l’une des principales décisions prises à Busan en Corée du Sud, lors des 53ème assemblées annuelles de l’institution.

Quelque 3 000 participants y sont attendus : ministres des finances, gouverneurs de banque centrale, décideurs, organisations de la société civile, dirigeants d’organisation internationale et capitaines d’industrie des 80 États membres du Groupe de la Banque.
Le thème des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement portera cette année sur « l’Intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique », l’un des cinq domaines d’intervention prioritaires de la Banque, également connu sous le nom de «High 5s» (Éclairer l’Afrique, Nourrir l’Afrique, Industrialiser l’Afrique, Intégrer l’Afrique et Améliorer la qualité de vie des populations africaines). La Banque est fermement convaincue que l’établissement de liens entre les pays africains est essentiel à la transformation économique de l’Afrique. Principal bailleur de fonds du continent en matière d’infrastructures, la Banque se concentre ainsi sur la connectivité régionale, non seulement en investissant dans des infrastructures telles que routes, lignes de transmission électrique, pipelines et réseaux de communication, mais également en élaborant et en appliquant des politiques cohérentes à même d’ouvrir les frontières.
Avec un milliard d’habitants, l’Afrique a un PIB combiné de plus de 3 400 milliards de dollars. Un tel marché pourrait créer d’énormes opportunités pour les producteurs du continent. Pour réaliser ce potentiel, les gouvernements africains et les communautés économiques régionales doivent coopérer afin de faciliter le transfert transfrontalier des biens, des services, des personnes, de l’argent, de l’énergie et du savoir. Selon l’indice d’ouverture des visas de la Banque, 25% seulement des pays du continent n’exigent pas des Africains un visa pour voyager (contre 22% en 2017 et 20% en 2016), tandis que 51% des pays africains continuent d’imposer un visa aux ressortissants africains (contre 54% en 2017 et 55% en 2016).

Par Christian Trésor Adong Baliaba

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