Affaire CDE : les Marocains réclament 60 milliards de FCFA à l’Etat du Cameroun et à Camwater

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(BFI) – Les propriétaires de l’ancienne entreprise chargée de la distribution de l’eau potable au Cameroun estiment que leur contrat d’affermage a été rompu par les autorités camerounaises de manière unilatérale.

Selon Jeune Afrique, dans son édition du 15 au 21 décembre 2019, un procès en conciliation s’est ouvert le 4 novembre dernier devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements. Dans ce contentieux, la Camerounaise des eaux (CDE) reproche à l’Etat du Cameroun et à la Cameroon Water Utilities (Camwater) d’avoir rompu l’équilibre financier du contrat qui les liait.

Les Marocains de la CDE réclament également à l’administration publique camerounaise de nombreuses factures impayées. Raison pour laquelle, toujours selon l’hebdomadaire panafricain, ils réclament quelque 60 milliards de FCFA à la partie camerounaise, pour réparation des préjudicies subis.

L’année dernière, le président de la République, Paul Biya avait décidé de ne pas renouveler le contrat d’affermage de la Camerounaise des eaux, décroché en 2006 pour assurer le transport, la distribution et la commercialisation de l’eau potable au Cameroun. L’entreprise avait alors cessé ses activités le 30 avril 2018 ; lesquelles sont depuis dévolues à Camwater.

Décidément, la fin du contrat d’affermage n’a pas plu à Abderrahim el Hafidi, propriétaire de la CDE. Lors de l’audience du 4 novembre, Gaston Kenfack a été récusé comme conciliateur, les Marocains estimant qu’il ne peut être neutre dans cette démarche de conciliation. Il a démissionné, apprend-on, pour être remplacé par Dany Khayat du cabinet Mayer Brown.

L’Etat du Cameroun et la Camwater ont chargé Evelyne Meraphil Ndi, Jackson Nguélé Kamga et Dominique Nicole Fousse de défendre leurs intérêts dans cette conciliation. Les Marocains sont quant à eux représentés par Mohammed El Hajjouji. Le tribunal de conciliation, présidé par Harton Legum, entrera dans le vif du sujet à la fin du mois de janvier 2020.

Ecomatin

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